Nous sommes de grands créateurs! Ce simple énoncé a le pouvoir d’éveiller en nous les plus grands espoirs, mais aussi les peurs les plus profondes.

Les maîtres enseignent que nous sommes tous les créateurs de nos vies. La neuroscience en rajoute en démontrant que nos pensées créent notre réalité, et l’épigénétique prouve que nos comportements et nos habitudes de vie influencent l’activation de certains gènes. À partir de cette nouvelle réalité, non seulement nous avons le pouvoir de changer nos schèmes et nos croyances limitatives (nous l’avons toujours eu), mais nous en prenons conscience, ce qui tend à ajouter à la puissance de la transmutation. Dans ce nouveau paradigme, le fait d’exercer notre esprit à choisir ses pensées et à créer sa vie, en fonction de nos idéaux les plus chers, est donc de plus en plus accessible à ceux qui se trouvent sur un chemin d’éveil à leur propre pouvoir.

Depuis 2011, j’ai beaucoup observé mon propre processus créateur, que je transmets en ateliers d’éveil et dans les voyages initiatiques. Les participants sont notamment invités à créer un idéal pendant le weekend, en ayant recours à une mécanique simple et efficace. Personnellement, l’année 2018 aura été une des plus créatives à tous les niveaux, et ça, grâce à un processus conscient qui s’affine avec la pratique. Plus on prend du temps d’intimité avec soi, pour ressentir nos élans profonds, plus on a accès à une vision claire de ce qui sert le mieux notre grand plan. Dans cet espace, hors du brouhaha du quotidien, le champ vibratoire de création s’intensifie, faisant place à un monde de tous les possibles.

Pour vous donner un exemple, j’ai porté trois projets majeurs pendant toute la première partie de 2018. Porter un idéal ou un projet signifie de le nourrir de pensées positives, de le ressentir comme s’il était déjà créé et d’en arroser la semence d’amour inconditionnel, sans se laisser distraire par des conditionnements qui pourraient semer le doute.

Le premier projet était la création d’un livre pour accompagner les lecteurs à utiliser par eux-mêmes l’écriture inspirée, comme outil de retrouvailles avec le grand Soi (Le guide de l’écriture inspirée). Le deuxième était de trouver un micro pour diffuser des notions d’éveil à un plus large public, et le troisième en était un personnel. Ils ont tous incubé entre janvier et juin, c’est-à-dire que je les ai portés chèrement, tout en posant les jalons pour les réaliser. À l’été, j’ai commencé à ressentir un bouillonnement intérieur, signe indéniable que les pousses allaient bientôt apparaître. J’ai prévenu mes proches que des changements imminents s’en venaient, sans en connaître la nature réelle.

Entre octobre et décembre, toutes les fleurs se sont déployées. Une à une, je les ai vues émerger et s’ouvrir, comme par magie. Le livre a été publié, on m’a offert une émission de radio où j’ai la liberté de parler de tous les sujets qui me passionnent et le projet personnel s’est concrétisé par une série de synchronicités improbables! «Comme par magie», d’Élisabeth Gilbert, est d’ailleurs un des livres que j’ai lus cette année et qui m’a confirmé à quel point le processus créateur est universel… Peu importe l’enseignant qui le transmet, les bases de la création ont des dénominateurs communs : prendre du temps d’intériorisation pour semer notre intention à partir du coeur, porter le projet en soi avec amour, comme un enfant à naître, se laisser inspirer des étapes de création et, bien sûr, se mettre en action!

Parce que, comme le dit si bien Elisabeth, si vous ne saisissez pas l’occasion quand elle se présente, quelqu’un d’autre le fera!

Alors, à go, on crée nos idéaux les plus fous!

Puisque nous sommes tous de grands créateurs (lire ma chronique précédente à cet effet), et que nous créons notre réalité à chaque instant, créer sa vie en maître comporte inévitablement son lot de responsabilités.

Quand on commence à comprendre et à utiliser la loi de l’attraction consciemment, il est facile de voir nos bons coups comme de formidables créations issues d’une intention claire du cœur. On a porté le projet comme s’il était déjà réalisé, on l’a nourri de pensées positives et on l’a vu se matérialiser au moment le plus opportun pour notre évolution. Mais lorsqu’on crée une situation moins intéressante, telle une perte d’emploi, un conflit relationnel ou une rupture, par exemple, la responsabilité de cette création demeure la nôtre. Nous sommes responsables à 100% de ce que l’on a créé, que ce soit considéré comme positif ou négatif.

Bien sûr, il existe aussi des co-créations. On peut avoir planché en équipe sur un projet qu’on souhaitait vraiment voir se réaliser, pour constater son infaisabilité en cours de route dû à un manque de vision de nos partenaires. Mais on demeure responsable à part entière de ce dénouement, puisqu’on attire à soi de façon électromagnétique tous les événements qui se produisent dans notre matrice personnelle, tant nos succès que nos insuccès, nos joies que nos tristesses, nos moments d’expansion que de contraction.

Alors, comment retirer le meilleur de nos expériences les plus douloureuses? En acceptant notre responsabilité de créateur à 100% et en apprenant la leçon que notre Être est invité à intégrer. Plus facile à dire qu’à faire, vous dites-vous? Vrai. Mais ça demeure ce que j’ai trouvé de plus efficace pour continuer ma route, sans ajouter la culpabilité à la responsabilité. Être responsable ne veut pas dire coupable. Être responsable réfère à la pleine conscience de ce qu’on porte comme blessures ou conditionnements, de notre alignement pensée-parole-action et des mémoires karmiques parfois profondément enfouies qui refont parfois surface sans crier gare. Une fois l’expérience observée, accueillie et dissoute, il nous reste à demeurer vigilant, pour ne pas répéter ces scénarios moins avantageux.

Depuis que j’ai pris conscience de ma responsabilité de création à tous les niveaux, je prends le temps d’analyser autant mes «réussites» que mes «échecs» dans la conscience que toute chose est considérée comme neutre du point de vue de l’Univers. Il n’y a donc ni bien ni mal, seulement des expériences qui provoquent des sensations et des émotions, ce qui nous permet d’en acquérir de la sagesse.

Les expériences plus difficiles sont toutes considérées comme initiatiques. Elles nous montrent un miroir de ce qu’il reste à guérir, à dissoudre, à transcender. Elles commandent immanquablement qu’on se re-choisisse, qu’on s’aime encore plus, dans nos failles comme dans nos forces, et qu’on garde foi dans le processus.

Dernièrement, j’ai vécu une telle expérience qui m’a forcée à évaluer ma responsabilité de créatrice. J’ai dû accepter de regarder en face les circonstances où j’ai manqué de discernement, de justesse et de sagesse. Puis, il m’a fallu faire des choix conséquents, dans le respect et l’amour de mon Être, avant toute chose. En bout de ligne, ces initiations rajoutent un peu d’humilité dans notre coupe, au cas où on aurait envie de se péter les bretelles «d’être rendu quelque part». Parce qu’on n’est jamais rendu nulle part, on se trouve toujours sur la voie du retour à Soi…

Mais plus intéressant encore, elles nous éveillent davantage à notre grand Soi et nous propulsent au prochain niveau de maîtrise, quand la leçon est apprise.

 

********Les textes de France sont pris sur son site internet. Nous avons la permission de les diffuser, sous sa rubrique dans la revue.