Mes trois grandes valeurs sources

Si je vous posais la question « Sur quelles valeurs repose votre vie? », que répondriez-vous ? Plus concrètement, qu’est-ce qui vous permettrait de vous rattacher à la vie, si un jour tout s’effondrait autour de vous ?

Les gifles de la vie

La vie est belle, la vie est dure. On y rencontre des caresses, mais aussi des gifles. Sommes-nous prêts à assumer les gifles de l’existence? Il est vrai que, dans certaines situations, nous pouvons compter sur notre compagnie d’assurances quand survient le malheur, surtout dans la perte de biens matériels. Mais la vie, c’est plus que ça. Elle comporte beaucoup de domaines non couverts par les assurances. En voici un exemple entendu lors d’une session de croissance: « Un jour que je rentrais de mon travail, en m’asseyant, je me suis effondré dans mon fauteuil. J’avais complètement perdu la signification de ma vie. J’étais découragé de tant travailler et de ne pas savoir où cela aboutirait. Je me disais: « Ça ne peut plus continuer comme ça. Si je ne fais pas quelque chose, je ne vais plus vivre, je vais me transformer en robot ».» Personne n’est à l’abri de situations comme celle-là.

Quand on vit comme un robot, qu’on se lève, qu’on déjeune, que l’on part au travail sans jamais se poser la question des valeurs importantes de sa vie, un bon jour on se retrouve démuni, désemparé. La meilleure façon de sonder la solidité de ses valeurs, c’est de les confronter aux coups durs de l’existence. Il n’y a pas comme le réel pour nous apprendre nos limites. Il nous indique la dose que l’on peut encaisser sans craquer. Saint-Exupéry a une belle parole là-dessus : « L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle ».

La grande question devient alors « qui suis-je? » Pour y répondre, on ne peut se défiler en déclinant seulement son nom, sa nationalité, sa profession ou son rôle familial ou social. La réponse se trouve bien davantage du côté des valeurs refuges, des valeurs sources auxquelles on peut se rattacher dans les moments difficiles de la vie.

Les valeurs refuges

C’est toute la différence entre la maison bâtie sur le sable et la maison bâtie sur le roc, comme l’enseigne la sagesse évangélique. La maison bâtie sur le sable n’a pu résister aux intempéries, tandis que celle bâtie sur le roc a traversé les pluies, les torrents, les vents, témoignant d’une résistance peu commune. « Plus on s’accule au fondamental, moins on est vulnérable », dit un proverbe. Un jour, j’ai été amené à me questionner sérieusement sur le « fondamental » de ma vie. J’ai alors découvert trois valeurs importantes. Ces valeurs forment comme le trépied de mon existence. Ce sont : CROIRE, ESPÉRER, AIMER. J’ai découvert combien, dans la vie, il était important de croire en quelque chose ou en quelqu’un, d’avoir un objet d’espérance et d’avoir des raisons d’aimer.

Nous n’avons pas le choix. Rien n’est plus déshumanisant que l’épreuve. Parfois, nous devenons tellement abattus que nous ne savons même plus vouloir. Comment alors ne pas renoncer à son humanité? Comment vivre une déception, se remettre en route après une trahison, un abandon, un grave échec, une fragilité, un handicap? Ces moments sont souvent l’occasion d’une restructuration de ses schèmes de pensée, de ses idéaux et de ses valeurs. Les trois valeurs que je propose ici donnent des raisons uniques de vivre et d’exister. Dans mes prochaines chroniques, je développerai chacune de ces valeurs.

(À suivre)

Jean-Paul Simard, écrivain  

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