La colère et la souffrance sont-elles inévitables ?

Ont-elles un but et pourrait-on s’en passer ? Qu’est-ce qui est le mieux : retenir une émotion ou l’évacuer tout de suite ?

La colère est un exutoire particulièrement utile à l’expérience humaine, mais, comme la souffrance, elle n’est jamais nécessaire. Elle est une émotion, rappelez-vous, pas un péché comme on nous l’enseignait parfois. On ne doit donc jamais la considérer comme une ennemie. D’ailleurs, elle ne frappe pas tout le monde. Vous connaissez peut-être des gens que vous n’avez jamais vus en colère. Je ne parle pas de personnes qui la refoulent, surtout en public, mais de celles qui ne la connaissent tout simplement pas. Pour elles, la colère ne semble pas exister et elles ne sentent jamais le besoin d’en exprimer.

En fait, la colère est une excellente soupape de sécurité pour les gens qui ne sont pas encore tout à fait conscients du bien-fondé de toute chose, c’est-à-dire que tout a sa raison d’être. Elle peut également être signe d’une certaine immaturité spirituelle.

Par contre, si la colère s’élève en nous, c’est qu’elle a ses raisons de le faire et il serait particulièrement néfaste de tenter de l’ignorer ou de la refouler. Plus l’être verra sa conscience prendre de l’expansion, moins il connaîtra la colère. Il pourra certes être déçu en certaines circonstances du comportement de certaines personnes, ou même en total désaccord avec d’autres, mais jamais il ne prendra sur ses épaules l’ignorance ou le malheur des autres. Ça ne lui appartient pas et il a suffisamment de fardeaux à porter sans traîner ceux d’autrui.

Quant à la souffrance, c’est un peu la même chose. Plus la personne s’élèvera et verra grand, moins elle résistera à la souffrance qui passe et qui, par le fait même, se dispersera beaucoup plus rapidement.

En résumé, au lieu d’essayer de contrer à tout prix la colère, la souffrance ou tout autre effet de l’ignorance et de la limitation, habituez-vous à élargir vos horizons et à reconnaître la pertinence de tout ce qui vous arrive – même si, sous le coup de l’émotion ou du ressentiment, vous ne comprenez pas au premier abord les raisons de ce qui arrive. Le reste se fera tout seul sans qu’aucun effort supplémentaire soit requis, sauf celui de rester ouvert et attentif aux messages de la vie.

Par contre, si vous sentez la colère surgir en vous, ne faites jamais semblant de l’ignorer. Les pulsions colériques refoulées sont des bombes à retardement qui doivent être désamorcées le plus rapidement possible. Mais au lieu de frapper sur le voisin, trouvez-vous un bon coussin… (rire), ou mieux, évacuez les premières fumerolles aussitôt que le volcan se mettra en éruption.

 

Visitez notre page Gratitude

Visitez-nous sur notre page Facebook

La colère et la souffrance sont-elles inévitables ? La colère et la souffrance sont-elles inévitables ?