C’EST LA FAUTE DE L’ORIENTEUR !

Trouves-tu que tu es dans la bonne job ? Fais-tu ce que tu rêvais de faire dans la vie ? Est-ce que ton métier te satisfait pleinement ou tu t’emmerdes à plein temps ? As-tu choisi ta profession pour l’argent ou parce que tu l’aimes vraiment ?

Choisir ce qu’on veut faire dans la vie à 16 ans, ce n’est pas évident ! Mais y a toujours moyen de changer si tu t’es trompé !

Je suis passée par là et je te montre comment c’est possible !

Dans mon enfance, j’adorais manipuler le papier. J’en aimais l’odeur, la texture, c’est encore vrai aujourd’hui ! Je suis du genre à amener des livres « papier » en voyage, quitte à payer un overcharge pour ma valise en surpoids ! Pas question pour moi de lire un livre sur une tablette !

À l’école secondaire, j’ai la manie d’écrire mon nom partout : dans mes cartables, sur mon étui, etc. Le truc à la mode consiste à prendre du liquid paper(qui n’existe plus aujourd’hui !) et d’en étaler une couche sur mon cartable ou mon étui. Lorsque j’ai le kick sur un gars, j’écris : Marie-Josée Love(le nom du gars).

Une semaine après, c’est le tour d’un autre gars d’apparaître dans ma mire, nécessitant une autre couche de liquid paper par-dessus le nom de mon ancien kick et ainsi de suite ! Je ne te dis pas à combien de pouces d’épais mes cartables étaient rendus et mon étui à la fin de l’année !

Bref, j’écris mon nom partout. Mon paternel qui me voit aller me dit un jour : Toi, quand tu vas être grande, tu vas jouer dans le papier et tu vas écrire ton nom partout !

Faisant référence à l’époque où je fouillais dans les poubelles pour brasser de grosses affaires ! Il a raison ! La job du notaire consiste à jouer dans le papier et à signer ton nom des dizaines de fois par jour !

À 16 ans, je dois trouver le métier que j’exercerai toute ma vie ! Ishhhh ! Pas facile, ça ! À cet âge, je suis bien plus préoccupée par mon acné que par mon métier ! Pour mon géniteur, il est trèèèès important d’aller à l’université (lui n’y étant pas allé) et en toute bonne petite fille voulant plaire à son père, je l’écoute.

Si j’avais rencontré l’orienteur et qu’il m’avait posé des questions sur ce que je voulais faire dans la vie, j’aurais peut-être trouvé un métier dans les communications ou le journalisme. C’est peut-être moi qui serais Véro ou Céline Galipeau aujourd’hui !

Si tu as mon âge, te rappelles-tu ce drôle de personnage qu’est l’orienteur ? Lui, il connaît tous les métiers et il a choisi d’orienter les étudiants. De ce que je me rappelle, le local de l’orienteur était rempli de classeurs. D’après moi, l’orienteur se cachait à l’intérieur parce que je ne l’ai jamais vu !

Je me rappelle que je fouillais dans les classeurs pour trouver mon avenir là-dedans… Quand tu ne sais pas ce que tu cherches, c’est difficile de trouver ! Je choisis le notariat par inadvertance. Personne ne m’a tordu un bras pour devenir notaire. C’est par hasard, à ma première année de cégep en sciences humaines,[1] que Joanne (que je n’ai jamais vue de ma vie !) vient nous parler de testament.

Fouille-moipourquoi quelqu’un nous parle de testament quand tu es en première année de cégep, que tu vis encore chez tes parents, pis que tu n’as rien à ton nom ! Peu importe ! J’ai trouvé ce que je voulais faire dans la vie, au grand bonheur de mon père. Quand je lui annonce que je veux devenir notaire, il saute dans les airs.

Il n’y a pas si longtemps, mon père m’avoua : Je n’ai jamais compris pourquoi tu avais choisi le notariat. Ben oui ! C’est le fun de se faire dire une chose pareille après 31 ans de pratique ! Y aurait pas pu se préoccuper de mon sort quand j’étais ado ?!

Comme tu le sais, j’ai changé de vie à 53 ans pour revenir à ma vraie nature. Après un an de recul, je peux affirmer que je détestais le droit. Je me suis posé la question : Mon Dieu, mais comment ça se fait que j’ai « toffé » aussi longtemps dans cette profession-là ?Pas compliqué : je jouais le rôle du notaire avec mes beaux petits costumes griffés devant mes clients ET mes aptitudes me laissaient croire que j’étais faite pour ce métier-là !

Ma mémoire photographique, mon amour de la lecture et ma douance m’ont bernée pour éviter que je quitte le notariat prématurément !

Avec le recul, je me rends compte que l’important, c’est de choisir un métier non pas en fonction de tes aptitudes, mais en fonction de ce qui vibre en dedans. J’ai choisi le notariat selon mes aptitudes, mais ce qui vibrait en dedans était loin du notariat ! Ce qui vibrait dans mes tripes, c’était l’artiste. Au bout d’un certain temps (trop longtemps !), je décide de changer de métier parce qu’il ne me ressemble pas.

Le succès n’est pas la clé du bonheur.

Le bonheur est la clé du succès.

Si tu aimes ce que tu fais, tu réussiras.

MA vérité !

Choisir ce que tu veux faire dans la vie, c’est loin d’être évident. Ça se peut que tu te trompes. Je suis la preuve vivante qu’on peut se leurrer ! Parfois, ce sont les parents qui veulent que leurs enfants soient eux aussi médecins ou avocats, sans se préoccuper du désir et de la vraie nature de leurs rejetons…

Voici plusieurs mauvais choix de carrière :

  • Le vidangeur ayant la nausée quand il change la couche de son bébé… Imagine-le un 20 juillet, le jour des bacs vert et brun… Les vers se font un rave là-dedans ! Il passe une très mauvaise journée et il regrette d’avoir choisi ce métier !
  • Le Père Noël du centre d’achats haïssant les enfants ! Quand ils l’approchent, il sort les dents. Lui aussi, je pense qu’il n’a pas la vocation de son métier.
  • L’embaumeur craignant les morts. On comprend-tu qu’il est sur le prozac à longueur de journée ? Je pense qu’il n’est pas à la bonne place !

Si tu n’es pas au bon endroit dans ta vie, il n’est jamais trop tard pour changer. Je suis la preuve vivante que ça se fait.

Ça signifie qu’à n’importe quel âge, tu peux décider de changer. Parfois, ce processus implique de retourner à l’école. Si tel est le cas : BRAVO ! J’ai longtemps donné une bourse à l’école des adultes de mon patelin pour féliciter et rendre hommage à ces gens ayant réussi à obtenir leur diplôme après trois enfants et en travaillant à temps plein pour subvenir à leur famille ! Je leur lève mon chapeau. Je n’aurais jamais été capable de faire ça quand j’étudiais.

À l’université, tout ce que j’avais le temps de faire était étudier, manger et dormir ! Si on m’avait déclaré que mon diplôme n’était pas bon, je serais allée flipper des boulettes au McDo, c’est clair !

Dans le fond, l’important dans la vie, c’est de choisir un travail te faisant vibrer. Pour savoir ce qui te fait tripper, tu dois retourner dans ton enfance. Tu dois retrouver ton enfant intérieur. Je t’entends penser : Ah ! La fatigante avec son maudit enfant intérieur ! Mais c’est ça pareil !

Je te donne des exemples :

  • Si dans ton enfance, tu aimais jouer avec des petites voitures Matchbox, achète-toi un garage ou engage-toi comme mécanicien.
  • Si dans ton enfance, tu faisais de la popote avec des roches pis de la bouette, pars-toi un restaurant ou fais-toi engager comme cuisinière quelque part !

Tu comprends l’idée ? Il n’y a pas de sot métier dans la vie. Oh que non ! Pour ma part, j’ai un très grand respect pour les serveuses, les livreurs, les femmes de ménage, les plongeurs.

Si tu manges au restaurant et qu’on t’invite à laver ta vaisselle après, pas sûr que tu aimerais ça ! J’ai toujours eu une femme de ménage dans ma vie, mais je ne comprends pas comment elle fait pour aimer torcher le monde. Déjà, faire le ménage, je déteste ça et je suis nulle, mais y a du monde qui aime ça ! Parfait pour moi !

J’ose espérer que tous ces gens mentionnés plus haut aiment leur métier et qu’ils ne le font pas juste pour gagner de l’argent et/ou parce qu’ils ne peuvent travailler ailleurs… Ce n’est pas le métier en soi qui importe, c’est d’aimer le faire et l’exercer avec passion !

Plusieurs ont la vocation de leur métier, tellement ils sont passionnés. Je l’ai dit, il n’est jamais trop tard pour changer d’idée, la preuve :

  • François Bellefeuille était vétérinaire avant d’être humoriste. Lui aussi, il a sauté dans le vide et a fait : Non ! C’est fini les euthanasies et les chirurgies ! Je veux faire rire le monde !
  • Jean-François Mercier était actuaire avant d’être humoriste. Un actuaire, c’est rare comme de la marde de pape parce qu’il en sort cinq par année de l’université. Ça gagne beaucoup d’argent, un salaire dans les six chiffres en partant ! Lui, ça ne faisait plus son bonheur. Non ! Au diable les probabilités et l’argent qui vient avec ! Je m’en vais sur scène faire rire le monde.

Je suis d’avis qu’un travail, c’est plus qu’un salaire. Ça ne devrait même pas s’appeler « travail » ! Ça devrait s’appeler « passion » et/ou « vocation » Tu exerces ta passion/vocation dans la vie si tu ne vois pas le temps passer.

Quand tu exerces ta vocation, tu partages tes dons, tes talents, tes compétences aux autres. Ça vibre en dedans. Tout ce que tu veux, c’est faire du bien aux gens. Est-ce ton cas ? Sinon, ta vie ressemble peut-être au  :

  • gardien de sécurité, dans le fin fond du Nunavut, surveillant un corridor où personne ne passe… J’espère qu’il aime sa job parce que 12 heures de temps assis sur une chaise à ne rien faire, ça doit être long et plate. Mais s’il aime sa job, parce qu’il est payé pour lire un livre par jour, tant mieux !
  • monteur de lignes travaillant pour Hydro-Québec, risquant sa vie tous les jours en grimpant dans les pylônes… J’espère qu’il aime sa job et qu’il ne la fait pas juste pour la paie. Il risque sa vie ! Oui, il est payé cher et travaille l’équivalent de six mois par année, mais j’ose espérer qu’il ne fait pas juste ce métier-là pour l’argent, qu’il le fait parce qu’il l’aime vraiment.
  • mineur, je lui lève mon chapeau en tabaslak ! Je suis claustrophobe ! Juste à penser descendre dans le métro à Montréal, je capote. Je sais, ma vie est très difficile parfois. 😉 Pour ne pas passer dans le tunnel Hippolyte-Lafontaine, je fais des détours ! Beaucoup de jeunes choisissent le métier de mineur pour les gros salaires. Le problème, c’est qu’ils s’endettent jusqu’à concurrence de leur paie… Avec leur gros salaire, ils achètent plein d’affaires, la cour est pleine de toutes sortes de bébelles inimaginables ! Puis, à un moment donné, ils se rendent compte que leur vie coûte cher et qu’ils n’ont pas le choix de rester dans cette job-là pour payer toutes ces bébelles ! En plus, ils n’ont pas le temps de s’amuser avec leurs achats parce qu’ils doivent travailler pour les payer ! Lui aussi, j’espère qu’il aime son métier.

C’est important d’aimer ce que tu fais et si c’est le cas, tu réussiras !

Si tu es passionné, tu donnes ton 200 % !

Si tu donnes ton 200 %, tu ne peux pas faire plus que réussir !

Depuis que j’ai changé de vie, je ne travaille plus ! Mon bureau est redevenu ma salle de jeu ! Ma vie est merveilleuse ! Je t’en souhaite tout autant.

Qu’est-ce qui est mieux entre :

  • Te lever le matin de peine et de misère, manger ta petite toastau beurre de peanuts, te traîner au bureau en maudissant la vie de t’avoir mis au monde et de compter les dodos avant le prochain congé.

OU

  • Te lever de bonne humeur avec le sourire en te disant : Eille ! Ça sera une merveilleuse journée !Tu chantonnes en prenant ton déjeuner. Tu gambades jusqu’à la job et tu ne vois pas le temps passer.

Peu importe qui tu es ou qui tu as été, tu peux être qui tu veux !

Face à ton avenir, tu as TROIS OPTIONS :

  • Tu écoutes tes parents, tu choisis un métier ou une profession pour leur faire plaisir. Tu es malheureux(se) toute ta vie.
  • Tu choisis un métier ou une profession en fonction du salaire qu’il te rapportera. Oui, tu es peut-être riche, mais maudit que tu es malheureux(se) !
  • Tu écoutes tes parents, tu choisis un métier ou une profession qui leur fait plaisir ou tu choisis un métier ou une profession en fonction du salaire qu’il te rapportera, mais un bon matin, tu décides que c’est assez, puis tu sautes dans le vide. Tu choisis une occupation qui te fait vibrer et tu mènes une vie merveilleuse !

Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie !

(Confucius)

Tu désires être heureux(se) au travail ? Tu ne sais pas comment faire?

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[1] C’est le choix sensé quand tu ne sais pas quoi faire dans la vie !

 

 

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C’est la faute de l’orienteur! C’est la faute de l’orienteur! C’est la faute de l’orienteur! C’est la faute de l’orienteur! C’est la faute de l’orienteur! C’est la faute de l’orienteur! C’est la faute de l’orienteur! C’est la faute de l’orienteur! C’est la faute de l’orienteur! C’est la faute de l’orienteur!