CERTITUDE OU FICTION ? (23e partie)
En 2010, je publiais chez Québec-Livres un ouvrage intitulé Certitude ou fiction ? faisant allusion au phénomène ufologique. Ayant récupéré mes droits, j’ai accepté de le confier à Julie afin qu’elle en publie le contenu ici sous forme de chroniques.
J’ai révisé quelques passages, mais essentiellement tout ce qui est là demeure contemporain au niveau de ma pensée.
Après bientôt six décennies d’étude et d’enquêtes minutieuses auprès des faits rapportés par de nombreux témoins de différentes anomalies, je vous invite à découvrir le fascinant processus de réflexion qui amène les gens à prendre une position ferme sur tout sujet et particulièrement sur tout sujet qui… n’existe pas.
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Une organisation composée de races multiples
Un des enlevés cité par Bryan – sans le nommer, comme c’est très souvent le cas – fait allusion à un aspect qui sera débattu dans ces pages. Les visiteurs semblent appartenir à de multiples races ou espèces et cet enlevé prétend, selon lui, qu’ils agissent un peu à l’image de nos Nations-Unies. Il s’explique (31b) : « Il y en a plusieurs, et nous les voyons maintenant comme des personnes, des personnes importantes pour nous. En écoutant les autres enlevés dans cette conférence, nous commençons à penser qu’il y en a de toutes natures et de toutes origines et pour nous, cela ressemble à l’ONU. Ils semblent mieux réussir que nous à travailler ensemble de toute évidence. »
Cet enlevé rappelle que, dans son cas, toute sa famille est impliquée dans ce processus plutôt mystérieux et qu’en ce qui les concerne, eux les parents, cela date de leur propre enfance, bien qu’ils aient réalisé le tout il y a deux ans seulement. Ces gens affirment que les visiteurs sont à la fois physiques et non-physiques, c’est-à-dire comme des boules d’énergie[1]. Ils ont terminé leur entretien avec Barnes en lui disant que s’il était un peu décontenancé par leurs propos, il n’avait encore rien entendu !
Sont-ils menteurs, manipulateurs ?
Bryan rapporte les propos de Thomas Eddie Bullard, spécialiste du folklore qui, depuis des années, dresse un catalogue des types d’enlèvements extraterrestres. Dans sa présentation, Bullard semble vouloir démontrer que les visiteurs trompent fréquemment leurs victimes. Il affirme que quelques enlevés font état de questions adressées aux visiteurs et répondues différemment par l’un ou l’autre. La contradiction flagrante entre les deux laisse supposer que quelqu’un ment. Il ajoute également que la très grande proportion de prophéties annoncées ne se produisent jamais. C’est notamment le cas de Roseline Pallascio dont nous avons parlé plus tôt.
Cet élément dissonant nous rappelle que dans notre recherche sur l’agenda extraterrestre, il vaut mieux s’en tenir à l’analyse de leurs faits et gestes auprès des enlevés, plutôt que de leurs réponses, soit évasives ou contradictoires pour ne pas dire, dans certains cas, complètement insensées. En effet, il a été rapporté dans plusieurs cas, une forme de manipulation pour le moins étrange.
Un cas spécifique est celui de cette femme qui, dans le vaisseau, voit soudainement dans une pièce adjacente, le bureau du patron de son mari, ce dernier en train de se faire engueuler proprement. Furieuse, elle s’est précipitée dans le bureau qui s’est aussitôt dissipé pour laisser la place à un grand « Gris » et deux petits « Gris. » De nombreux enlevés rapportent ce genre de scénarios holographiques trompeurs, ce qui n’aide en rien les chercheurs, confrontés parfois à de curieux récits sous hypnose. L’enlevé ne parvient pas toujours à distinguer le fabriqué du vrai, ou la fausse réalité dans un contexte réel, ce qui confond le praticien.
Dans un cas analysé par nos services en 1994, l’enlevé faisait état d’une balade sur une Promenade en bord de plage avec des personnages de Walt Disney. Cet épisode est brutalement survenu entre le début et la fin de son enlèvement. Surpris, nous avons cru qu’il s’agissait d’un bug dans le récit jusqu’à ce qu’en bout de piste, les personnages se sont révélés être les mêmes « Gris » responsables de son enlèvement.
De toute évidence, les capacités psychiques de ces entités sont telles qu’en plus de s’adresser par télépathie entre eux et aux victimes, ils peuvent fouiller la mémoire des gens et projeter dans leur esprit ou autrement, des scénarios personnifiant des proches ou des personnages connus de ces gens. Cela aussi a grandement inspiré de nombreux scénarios de films et de télé-séries.
Instinct maternel
Une certaine Virginia (31c) se souvient d’avoir été requise par ses ravisseurs afin de prendre soin de bébés hybrides en les berçant, les caressant et en chantant pour eux. C’est d’ailleurs un premier incident de la sorte, rapporté par Budd Hopkins dans l’affaire Copley Woods, qui fit connaître aux chercheurs du monde entier la possibilité que l’objectif, ou tout au moins l’un des objectifs des visiteurs, était de produire une race hybride en utilisant l’ADN des humains, le leur et combinant le tout pour ensuite utiliser, pendant une courte période de temps, l’utérus de femelles humaines comme mères porteuses. Il n’a toutefois jamais été spécifié, de manière directe et définitive, quel type d’extraterrestre est choisi pour s’allier génétiquement avec l’humain. L’apparence des yeux, la couleur de la peau et la pilosité extrêmement restreinte chez certains hybrides, suggèrent la présence de gènes provenant entre autres des « Gris. »
Par contre, d’autres hybrides sont presque identiques aux humains et suggèrent une génétique plus proche de la nôtre. Dans tous les cas, de nombreuses enlevées ont été appelées à utiliser leur instinct maternel auprès de ces petites créatures, dont certaines sont naissantes, alors que d’autres semblent être âgées de 3 mois. Chez les hommes, plusieurs rapportent avoir rencontré des hybrides plus âgés, environ 7 ou 8 ans, et jurent avoir reconnu certains traits suggérant qu’ils en étaient le père. C’est le cas notamment de Jim Sparks dont nous avons discuté plus tôt. Virginia s’est également fait dire que nous, les humains, ne sont plus de simples spectateurs de cette vaste conscience universelle, mais que nous en faisons partie intégrante. Quelle signification cela peut-il avoir ? Si nous faisons partie intégrante d’une conscience universelle, c’est que nous ne sommes pas que des porteurs de gènes. Nous faisons partie du programme. À un niveau inconscient.
De son côté, Susan (31d) affirme qu’ils recherchent chez les humains un codage génétique particulier ce qui, selon certains, pourrait expliquer la durée très étendue du processus dans notre histoire. Bryan rapporte d’ailleurs la question d’un des participants à la conférence, D.C. Donderi de l’Université McGill, qui demandait pourquoi ces enlèvements durent depuis si longtemps. Elle répond à cela qu’en tant qu’humains, nous avons collectivement accepté de coopérer avec eux, il y a très longtemps avant même notre conception. Elle n’est pas très claire sur ce point et Bryan n’a pas insisté. Toutefois, de notre côté, nous avons déjà entendu cette remarque lors d’une régression avec un de nos sujets et que nous n’avons jamais rapportée dans nos écrits. Cette femme d’une cinquantaine d’années disait alors : « J’ai le sentiment qu’il y a comme un contrat entre eux et nous ou tout au moins entre moi et eux, un contrat qui date de l’enfance ou d’une autre vie, je ne sais pas, mais pour moi ce ne sont pas ravisseurs, ni des visiteurs, ce sont… des partenaires ! »
Voilà, une fois de plus on semble vouloir nous dire que nous ne sommes pas que des pièces automobiles leur permettant de fabriquer le modèle parfait.
Ils font désormais partie de ma vie
Comme on vient de le voir, il existe autant de types d’enlevés qu’il existe de type de ravisseurs. Sans trop approfondir cette question pour le moment, retenons de façon sommaire qu’il y a les enlevés terrifiés qui conservent un très mauvais souvenir de leur expérience et ces autres qui acceptent leur situation avec philosophie. Une fois de plus, nous maintenons notre position à l’effet que c’est la profondeur du souvenir, l’étalement de la mémoire, qui détermine la véritable nature de l’expérience et non ce qui se trouve en surface.
Alors que nous dirigions le CEIPI, un de nos sujets, Catherine, a toujours été ambivalente et cette attitude est très souvent apparue dans les récits d’enlevés. Ils sont eux-mêmes des hybrides au niveau de leur comportement. Durant l’expérience, ils sont en colère, furieux, terrifiés, mais lorsqu’ils en parlent, c’est avec une certaine sérénité. Catherine dira lors de nos rencontres[2] : « Je les déteste chaque fois qu’ils me prennent, mais ils font quasiment partie de ma vie et j’ai vu des choses incroyables, alors je ne sais pas si je les aime ou si je les déteste. »
Pat (31e), de son côté, prétend que ses expériences sont intéressantes et qu’elle s’est toujours montrée très coopérative. Elle raconte avoir appris beaucoup à leur contact et n’avoir jamais été trompée. « J’ai un lien avec eux, avec eux le temps s’arrête. Je me moque qu’on me croie ou pas, cela n’a aucune espèce d’importance parce que je sais ce que je vis, ce n’est pas une illusion et un jour la science sera en mesure de le confirmer. » Plus tard, elle ajoutera avoir vécu une expérience absolument délirante. Un des « Grands Gris » venait de plonger ses yeux immenses dans les siens, ce qui provoqua chez elle une formidable introspection sur sa vie, ses amours, mais également sur l’amour qu’elle éprouve pour le genre humain et la planète elle-même. Elle sentit son corps exploser en mille morceaux pour réaliser qu’elle était beaucoup plus qu’un corps physique, mais une entité de lumière, un être tout à fait différent et pourtant, toujours elle-même. Cette expérience est également relatée par des gens affirmant avoir été envahis par une profonde expérience mystique. Elle affirme que durant cette expérience, elle apprit que cet être venait d’un endroit de l’espace, une nébuleuse, dite du Hibou, dans la grande Ourse.[3]
Il y a plus éclaté que cela encore
À un point donné de la conférence, Bryan cite le physicien Lewis Thomas (31f). Ce dernier exprime à quel point la vie elle-même est un fabuleux miracle. Il rappelle qu’il y a 3.5 milliards d’années, la seule forme de vie qui existait devait être une cellule bactérienne, sans plus.[4] C’est de cette cellule que nous tirons tous notre origine : les plantes, les poissons, les animaux et nous les humains, avec notre intelligence, notre raffinement, notre technologie. « Réalisez-vous, dit-il, à quel point c’est fabuleux ? Qu’importe le temps requis, une cellule invisible à l’œil nu est devenue l’homme dans toute sa splendeur. » Bryan cite ce physicien et ajoute fort justement : « Fabuleux ?Oui c’est fabuleux et certes beaucoup plus fabuleux de penser qu’il y a d’autres formes de vie ailleurs. »
Ce que Bryan nous dit est fort sage. Pourquoi, dans ce cheminement extraordinaire, la vie se serait-elle contentée d’un sommet qui serait l’homme ? Sommes-nous l’Everest de la création ou une petite aspérité incongrue qui ne cherche qu’à vivre ? Mais dans ce cas, que sont-ils, ces êtres si puissants ? Personne ici n’a envie de dire qu’ils sont des dieux, nous ramenant brutalement des milliers d’années en arrière. Il n’est toutefois pas impensable de penser qu’il existe dans l’univers, une espèce de hiérarchie des espèces dont l’évolution graduelle des uns par rapport aux autres aurait créé un ensemble extrêmement complexe de formes de vie intelligentes et supra-intelligentes. Un ensemble qui nous échappe complètement, au point qu’il nous est impossible de l’envisager rationnellement ! Il est toutefois possible de concevoir les extrêmes dans un tel cas de figure. Si nous partons du principe que l’évolution de la vie, en vie intelligente, part d’une simple bactérie au bas de cette échelle évolutionnaire et que l’homme se situe quelque part sur cette échelle, qu’allons-nous trouver au sommet de cette dernière ? Nous y trouverions, à la limite de notre imagination, ce que nous appelons Dieu, mais qui en est sans aucun doute encore extrêmement éloigné.
Durant la conférence, le docteur Mack a fait valoir ce point en affirmant (31g) n’avoir aucune idée de ce qu’ils sont, de ce qu’ils cherchent, comment et pourquoi. Il ne serait pas étonné d’apprendre qu’ils travaillent sur un projet qui, à nos yeux, n’aurait aucun sens et que nous serions même incapables de comprendre, un propos tenu par Strieber également. Mack soulève également le point que ces êtres ont peut-être une perception totalement différente de la nôtre quand vient le moment d’évaluer l’importance du rôle joué par une planète, plus encore que sa population, dans un ensemble dont nous ne connaissons même pas l’étendue. Il ajoute que les enlevés lui ont fait part, en certaines occasions, de leur forte impression voulant que notre réalité ne soit qu’un écran, une projection comme au cinéma et que les visiteurs déchirent sans scrupules, nous faisant réaliser que ce que nous croyons être notre réalité, la seule, n’est qu’une façade de cinéma.
Une enlevée, Carol, a raconté au journaliste Bryan (31h) qu’à un moment, le « Grand Gris » lui a expliqué que ce qu’il lui faisait, avait pour but de la transformer. Après avoir demandé à de multiples reprises et sur tous les tons possibles, en quoi elle allait être transformée, elle a obtenu une réponse très laconique : « Vous allez être transformée ! » Elle ne le saura jamais. Est-ce parce que, de toute manière, une explication plus en détails n’aurait tout simplement pas été comprise ? Carol est-elle à leurs yeux, la petite Maria du jardin d’enfance ? Peut-on expliquer à Maria que la douleur de la piqûre vient de l’injection d’un antigène destiné à solliciter une réaction du système immunitaire pour une mise en mémoire en cas de contamination ultérieure d’un agent infectieux ? Nous allons plutôt lui dire « Tu es protégée maintenant. » Point barre et cela devrait suffire. Qui dit « transformation » implique un intérêt pour la forme de vie qui en est sujette.
Ce que nous comprenons du propos du psychiatre Mack est fort simple. La forme de vie la plus intelligente que nous connaissons est la nôtre. Certains noms sont accolés à cette épithète faisant de Gregori Perelman[5], un Russe, l’homme le plus intelligent du millénaire à ce jour et de Goethe[6], l’homme le plus intelligent du monde, toutes époques confondues. Mais si Goethe n’était qu’un enfant tout juste un peu doué aux yeux de l’Univers ?
Entre une amibe qui se contorsionne sous la lentille du microscope et l’illustre savant et poète allemand, il existe un tel écart qu’il en est indéfinissable. Cet écart existe sans doute entre notre lauréat du QI et certaines formes de vie dont nous ne soupçonnons même pas l’existence. Elles ne sont sans doute même pas de notre dimension, évoluant dans un ailleurs extrême qui n’est certes pas loin de l’idée qu’on se fait de Dieu et qui nous fait oublier tout notre questionnement, inutile dans un tel cas, sur les conditions exobiologiques essentielles pour la formation d’une vie pluricellulaire extraterrestre.
Cette façon de voir ouvre tous les possibles, fait fi des probables et soulève une fois de plus, de manière quantique, notre place à nous dans cet univers totalement inconnu qu’est le nôtre et vraisemblablement les leurs.
Notre connaissance très subjective du phénomène extraterrestre et des enlèvements parle de « Gris », de Nordiques, de Reptiliens, mais encore, ce que nous ignorons, parce qu’aucun récit d’enlevés ne sera suffisant, est tel qu’il dépasse sans doute par des années-lumière ce que nous croyons savoir. Pour y arriver, il nous faudrait basculer tête, âme et cœur dans l’immatériel et l’infini et d’une certaine manière dans l’irrationnel.
Malgré l’inconfort que cela suscite, proposer l’inadmissible nous paraît un voyage plus révélateur que de demeurer assis chez soi, dans la pénombre, en ruminant sans cesse la prétendue certitude que rien d’autre n’existe. Quoiqu’il en soit, cette perspective remet en question la pertinence de programmes tel le SETI[7]. Ils n’ont guère besoin de cette quincaillerie pour se manifester, pas plus qu’ils n’ont besoin d’admirer la plaque de Pioneer 10 ou d’écouter le disque d’or placé à bord des sondes Voyager.[8]
Suite au prochain numéro …
Références et bibliographie
(31) BRYAN, C.D.B. (1995) Close Encounter of the Fourth Kind. Alien abduction, UFOs and the Conference at M.I.T.
31b ibid, p.23
31c ibid, p.51
31d ibid, p.86
31e ibid, p.61
31f ibid, p.152
31g ibid, p.274-276
31h ibid 304-336
[1] Sans doute ce qui a inspiré l’auteur du film Starman de John Carpenter avec Jeff Bridges en 1984.
[2] L’hypnose n’a pas été nécessaire dans son cas.
[3] Nébuleuse découverte en 1781. Sa distance de la terre n’est pas connue avec précision, mais on parle généralement de 2600 années-lumière.
[4] On parle beaucoup de la cyanobactérie notamment.
[5] Mathématicien russe né en 1966 à St-Petersbourg. Il a reçu l’équivalent du prix Nobel pour son domaine, le prix Fields, qu’il a refusé, estimant que c’était une décoration inutile. En 2003, il aurait résolu la « Conjecture de Pointcarré », considérée comme le problème mathématique le plus difficile de tous.
[6] Johann Wolfgang von Goethe, poète allemand né en 1749 à Francfort et décédé en 1832.
[7] Search for extraterrestrial intelligence. Programme datant des années 1960. Il s’agit de tendre vers l’espace de grandes oreilles radio-astronomiques pour capter un message en provenance d’un autre monde habité.
[8] La sonde Pioneer 10, lancée en 1972, porte une plaque en or illustrant un homme et une femme et la position de la Terre. Voyager est un programme de sondes spatiales datant de 1977. 116 images et un message audio ont été gravés sur ce disque, incluant Johnny B. Good de Chuck Berry !
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