La pauvreté : un frein silencieux à la vie amoureuse

On parle souvent de compatibilité, de valeurs, de communication, de maturité… Mais il existe un sujet tabou, qui dérange, qui fait mal : la pauvreté financière et son impact sur la vie amoureuse.

Je vais en parler parce que je l’ai vécu. Parce que je le comprends. Parce que je sais ce que ça fait.

Une vie de travail… mais une vie de survie

J’ai commencé à travailler à 12 ans. Aujourd’hui, à 45 ans, j’ai toujours gagné peu. Pas parce que je n’ai pas travaillé — j’ai travaillé toute ma vie. Mais parce que j’ai choisi une mission : offrir ma revue, mon émission, mon aide, ma lumière… même si ça ne me paye pas.

Et être mère de quatre enfants, c’est un rôle qui ne chôme pas. C’est un rôle qui prend tout : temps, énergie, ressources, sacrifices.

Pendant 30 ans, j’ai fait partie des pauvres financiers de ce monde. Pas par paresse. Par vocation, par mission, par cœur.

Je carbure aux missions profondes. Je suis une bâtisseuse, une architecte vibratoire, un pilier. J’ai besoin de contribuer à partir de qui je suis. C’est non négociable.

L’amour et l’argent : un duo plus lié qu’on le croit

Je vais être honnête : la pauvreté a compliqué ma vie amoureuse.

Pas parce que je n’étais pas une bonne partenaire. Pas parce que je n’avais pas de qualités. Pas parce que je ne donnais pas d’amour.

Mais parce que certains hommes regardent le revenu avant l’humain, et ce que ça lui apporte.

J’ai été :

  • tassée parce que je ne rapportais pas assez,
  • jugée parce que je ne pouvais pas suivre leur train de vie,
  • comparée à des modèles qui n’étaient pas moi,
  • reprochée pour une réalité que je ne pouvais pas changer.

Et ceux qui ont avancé quand même… ont vite chialé que je ne pouvais pas suivre. Le reproche constant d’être pauvre. Le miroir constant de leur insécurité. Le poids constant de leurs attentes. Ça finit en pression dans le couple. Voilà pourquoi ça fait neuf ans que je ne « date » plus. Et 16 ans que je suis célibataire. Ce n’est pas la seule raison évidemment, mais c’est une problématique commune qui revient dans chaque contact.

Un karma particulier… mais pas une fatalité

Je n’ai jamais fréquenté des hommes très riches. Je les ai évités. Je n’en ai pas connu. Je n’ai pas vibré dans ces milieux. Disons que les riches que j’ai vus, n’avaient pas forcément le cœur ouvert, et je ne mets pas de temps sur des egos non généreux de qui ils sont.

J’ai été le miroir contraire : celle qui montre à l’autre ce qu’il n’a pas réglé avec l’argent, celle qui révèle les insécurités financières, celle qui met en lumière les attentes irréalistes. Ce n’est pas un karma de pauvreté. C’est un karma de mission. On peut fonctionner comme humain de qualité en ce monde, même avec des ressources limitées. Puis comme je suis très généreuse, ça devient évident que je les rends mal à l’aise rapidement. Une généreuse pauvre versus un cheap riche.

Je fonctionne par vocation. Je ne suis pas conçue pour des emplois bancals. Communication, coordination, relationnel : voilà ce qui me décrit bien en trois mots pour le domaine de l’emploi. Je dois être impliquée pour me réaliser, mais surtout pour servir mon âme qui est un agent transformateur. Et ça… ce n’est pas un défaut. C’est une essence. Puis je n’ai pas eu l’argent pour faire des études. Je suis encore pénalisée de ne pas avoir de diplôme universitaire. Je suis une leader de lumière sans porte d’entrée, ni contact.

Je fais le tour d’un emploi en bas de l’échelle très rapidement. En deux semaines, je n’ai plus de défis, sauf d’être excellente dans ce que je fais, ce qui dérange les autres qui n’ont pas trop d’ambition. Ça me prend du consistant et du cœur pour ce que je fais.

Aujourd’hui : la dernière étape avant l’amour

Mes enfants sont grands. Ils sont autonomes. Je retrouve du temps. Je retrouve de l’espace. Je retrouve mon souffle.

Mon site web va enfin refonctionner bientôt, après trois ans et demi d’attente après mon webmaster. Mon entreprise va reprendre vie. Je regarde pour un emploi pour stabiliser mes revenus. Je n’ai pas de contact, c’est long dans la jungle du marché de l’emploi sans référence ni d’expérience comme telles. Mon c.v. contient quatre pages de réalisations et d’accomplissements, mais sur le marché, ça ne vaut pas grand-chose. Et comme mes enfants sont grands, je perds l’aide du gouvernement. Je n’ai pas de contacts entrepreneurs. Je n’ai pas de réseau qui dit : « Viens, je te prends, je te paie à ta juste valeur. »

Mais je vis une réalité : 120 c.v. envoyés, zéro retour. J’ai postulé dans des agences de chercheurs de tête, des agences d’emploi, des sites internet spécialisés en emploi, des c.v. papier dans des entreprises. Rien du tout.

La crise de la main-d’œuvre est étrange. Les critères sont techniques. Les diplômes priment. L’expérience de vie est ignorée. Mes talents sont en évidence dans mes réalisations, mais non, on n’a pas besoin d’eux.

Alors oui, c’est particulier. Mais ce n’est pas une fin. C’est une transition.

La vérité : mon âme bougera en amour quand je ne serai plus en survie.Je le sais. Je le sens. Je le porte.

L’amour ne peut pas entrer dans un champ en survie. Pas parce que je ne mérite pas l’amour. Pas parce que je suis pauvre. Pas parce que je suis seule. Mais parce que l’amour demande de l’espace. De la stabilité. Du souffle. Du repos. Un cœur libre. Et je suis exactement en train de créer cet espace.

Conclusion : la pauvreté n’est pas un défaut — c’est une étape

La pauvreté n’a jamais défini ma valeur. Elle a défini mes priorités. Elle a défini mes sacrifices. Elle a défini ma mission.

Et maintenant, je suis en train de stabiliser la dernière pièce du puzzle : ma sécurité financière.

Quand elle sera en place… mon cœur va bouger. Mon énergie va s’ouvrir. Mon amour va revenir.

Et cette fois… je ne choisirai plus quelqu’un qui regarde mon revenu avant mon âme. C’est ce que je me suis promis il y a fort longtemps.

Namasté

Julie L.

 

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