Quand tout vacille, il reste la Foi

Il y a des nouvelles qui arrêtent le temps. Des événements qui fendent le quotidien et laissent derrière eux un silence étrange, presque irréel.

Ce qui s’est produit à Crans-Montana appartient à ces moments où les mots semblent insuffisants, où l’on ressent d’abord un choc, puis une profonde tristesse, parfois mêlée d’impuissance.

Face à une telle tragédie, notre époque réagit souvent dans l’urgence. Les informations circulent en boucle, les analyses se multiplient, les opinions s’affrontent. Très vite, la recherche de sens se transforme en recherche de responsables. Comme si comprendre immédiatement pouvait apaiser la douleur. Or, dans ces instants-là, la souffrance n’a pas besoin d’explications rapides. Elle a besoin d’espace, de respect et de silence.

Lorsque tout vacille, une question fondamentale se pose alors, souvent en sourdine : sur quoi pouvons-nous nous appuyer quand la raison ne suffit plus ?

Pour beaucoup de personnes, la réponse se trouve dans la Foi. Qu’on la nomme Dieu, Source, Divin, Intelligence de la Vie ou autrement importe finalement peu. La Foi n’est pas une doctrine ni une croyance figée. Elle est avant tout un lien intérieur, intime, parfois fragile, mais profondément vivant. Une force discrète qui permet de rester debout quand l’inacceptable surgit.

La Foi ne nie pas la douleur. Elle ne prétend pas tout expliquer. Elle n’efface ni le manque ni l’injustice ressentie. Mais elle offre un refuge intérieur, un lieu où l’on peut déposer ce qui fait trop mal, sans être englouti. Elle permet au cœur de continuer à battre, même au milieu du chaos.

Dans un monde saturé de bruit, de réactions instantanées et de jugements, la Foi nous invite à ralentir. À écouter davantage qu’à parler. À soutenir sans envahir. À accompagner sans chercher à réparer ce qui ne peut l’être immédiatement. Elle nous rappelle que la compassion véritable se vit souvent dans la discrétion, dans la présence silencieuse, dans un regard ou une pensée envoyée avec sincérité.

Rester dans la Foi, c’est aussi faire un choix conscient : celui de ne pas nourrir la peur, la colère ou la division. C’est refuser de se laisser aspirer par le jeu des jugements hâtifs. C’est choisir de rester du côté de l’humain, du vivant, du lien. Non pas par naïveté, mais par lucidité.

Aujourd’hui, mes pensées vont aux victimes, à leurs familles, à leurs proches, ainsi qu’aux équipes de secours et à toutes les personnes touchées de près ou de loin par ce drame.

Puissions-nous, chacun à notre manière, être un point d’ancrage, une présence juste, un espace de douceur dans un monde parfois trop brutal.

Car lorsque tout vacille, il reste une chose essentielle : ce en quoi nous choisissons de croire.

Roland Crettaz
Praticien en accompagnement psycho-émotionnel

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