Mon petit chien est mort ce week-end

Bonjour chère Âmie, cher Âmi.

Mon actualité malheureusement est que mon petit chien est mort. J’avais prévu un autre thème, mais je suis incapable de penser à autre chose qu’à son départ ou plutôt son retour vers le « Paradis », vers la Source.

Même si je sais que son âme est déjà accueillie par tous ceux de notre famille, je pleure son absence. Je pleure par vagues, mon corps complètement secoué de tristesse.

J’ai décidé d’écrire sur son départ parce que je sais que nous avons tous un deuil qui traîne quelque part dans notre cœur et que c’est essentiel de s’en occuper.

Mon maître d’acupuncture disait toujours qu’il est essentiel de pleurer, que, sinon cela lèse des organes de vie. Je peux vous assurer que je le fais de tout mon cœur encore et encore. Tout est prétexte puisque je faisais tout avec lui, chaque acte quotidien est imprégné de mon Titou, sauf qu’il n’est plus avec moi. Les deux premiers jours, je marchais dans la maison et le jardin en pleurant et en répétant en boucle « mon Titou, mon Titou…»

Titou était un petit chien de 4 kg lorsque je l’ai recueilli ; il avait déjà deux ans. Deux ans d’une chienne de vie ! Il était passé par huit familles, des gens sans conscience qui se le donnaient sans penser à rien.

Quand il me voyait avec un balai, il avait peur de s’en prendre un coup. De même que tout ce qui pouvait planer au-dessus de lui. Il ne savait pas où faire ses besoins, il réagissait aux chips et au café au lait ! Il a dû se faire au poulet bio, riz et légumes -).

Il a attendu quelques mois avant d’aboyer et un an avant d’oser faire le fou-fou avec moi. Il n’a jamais su jouer avec une balle ou un bâton. Ses seules séquences de jeu étaient de secouer son ours-doudou que je lui avais offert, le matin pendant que je m’habillais. Il adorait ces moments, il se roulait sur le lit, je lui lançais son doudou et il le rattrapait.

Il souffrait d’abandonite aiguë, alors je réduisais mes sorties. J’ai arrêté les vacances sans lui. Nous adorions partir en camping-car. Il est mort samedi à 12h15. Après l’avoir installé dans une jolie caisse en osier, je l’ai porté dans le camion pour que nous puissions faire une dernière sieste ensemble. J’étais tellement triste et je pleure encore en écrivant ces lignes, vous imaginez bien.

Maintenant le camion sans lui, quel intérêt ? Quel intérêt de voyager seule ? Et je dois avouer que sa place préférée était sur mes genoux, en voiture ou ailleurs. Nous avons fait des milliers de km comme cela. À 40000km/an, nous avons fait au moins dix fois le tour du monde.

Comme écrit mon amie Fabienne : Titou est parti et continue sa médecine …. J’ai eu la chance de croiser son regard, de sentir son cœur battre contre le mien, de recevoir toute la reconnaissance dont j’avais besoin à travers ses aboiements d’accueil ! Et toi, tu as eu la chance de le recueillir et de le nourrir (dans tous les sens du terme) pour que nous puissions recevoir sa médecine … encore et encore. Gratitude à vous deux .🙏♥️

Comme tous les petits chiens, il me suivait partout. Il n’y avait pas de Marion-Catherine sans Titou et pas de Titou sans Marion-Catherine. Beaucoup de mes proches sont très très tristes. Je les remercie de me montrer cette sollicitude dans ma douleur. Oui, c’est une partie de moi qui s’en va, je n’ai aucune envie de la laisser partir. J’aurais aimé le retenir. Je n’ai non plus aucun scrupule à pleurer mon Titou comme je pleurerais une personne. Pour moi, tous les êtres sont de la même race, qu’ils soient animaux ou humains.

Il était mon petit compagnon depuis 10 ans !

Je sais que je suis dans la phase la plus critique. Samedi, je lui ai murmuré : « Tu peux t’en aller maintenant si tu veux. » Deux minutes après, il faisait son passage dans mes bras. Quelle chance ! Je l’ai caressé pendant ces quelques minutes. Puis, j’ai demandé au moins cinq fois à mon ami s’il était vraiment mort. Mais OUI. Plus d’alternatives.

Je vous rappelle les cinq phases du deuil définies par Elisabeth Kübler-Ross : le refus (ou le déni), la colère, le marchandage, la dépression, l’acceptation. D’ailleurs, je vous conseille très chaleureusement ses ouvrages.

J’ai l’impression d’être dans la dépression, tout en m’entendant encore penser des « Si j’avais fait ça, ou ça… » Je suis passée par le deuil de ma maman il y a trois ans et je sais bien que nous nous disons tous cela après un décès.

Je sais que son âme est en paix, plus que je ne le suis. Je suis reconnaissante de ce contrat sacré entre lui et moi et de la chance que j’ai eue de le reconnaître et d’avoir pu être son humaine pendant ces dix années. Tellement reconnaissante !

Je vous ai parlé de cette mort parce que je sens que ça peut faire du bien à beaucoup d’entre nous, et qu’ainsi il continue sa médecine.

Savez-vous qu’il arrêtait les gens pour leur faire des câlins ?

Oui, c’était mon petit chien-shaman ; merci énormément Titou de m’avoir accompagnée pendant toutes ces années. Je ressens beaucoup de gratitude.

Je vous aime.

Merci de m’avoir lue et je vous souhaite un bel été ; reposez-vous bien et faites-vous bien plaisir.

Namasté, à bientôt.

 

Marion-Catherine

 

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