C’est compliqué! (suite)
Volet juridique #3 : pension alimentaire
C’est réglé ! Le lendemain, mon ex-mari et moi étions en médiation, un processus coûteux et obligatoire pour mettre fin à la pension qui m’était versée pour les enfants. Ce qui facilite le processus, c’est quand il n’y a pas de chicane dans le couple, ça va plus vite quand tu arrives d’accord. LOL
Plus de pension alimentaire. Ça a bien été en médiation. Mes enfants vont recevoir directement l’aide de leur père pour leurs études. C’est une chance pour eux. Et j’aurais aimé que mon père fasse pareil pour moi à l’époque où je voulais étudier.
Mon ex-mari a été juste. Il me laisse jusqu’au premier août avec de l’aide étant donné que j’aide quand même mes enfants, mais à partir du 15 août, mes enfants n’habiteront plus avec moi. Je vais avoir une nouvelle vie, bientôt.
Ce que je n’ai pas aimé de la médiation, c’est qu’on m’impose des scénarios : Oui madame, vous gagnez 10 000$ annuellement, mais vous n’avez pas de billet du médecin qui dit que vous n’êtes pas éligible à vous trouver un travail à temps plein au salaire minimum, donc nos projections sont faites avec un revenu de 37 900$. Ça m’a fait chier qu’on m’impose une manière de vivre, même si on passe par la loi et les chiffres. « Pour aider votre famille, allez donc travailler. » Un instant… mêlez-vous de vos miches et collez-vous à la réalité!
Volet juridique #4…
Quand la vie décide de tester ton système nerveux… et ta foi en la justice
On pourrait croire qu’après une audience à la Régie du logement, une avocate fantôme, un propriétaire entêté, un concierge qui apparaît comme un pokémon rare, une médiation, une nouvelle demande au tribunal administratif, dont trois volets juridiques réglés dans la même semaine… la vie me laisserait respirer.
Mais non.
Vendredi en rentrant de la médiation — je reçois un appel du gouvernement du Québec. Encore un dossier. Encore une accusation. Encore une absurdité administrative.
Le gouvernement du Québec m’accuse de ne pas avoir déclaré l’aide canadienne que j’ai reçue pendant la pandémie. Six ans plus tard, on m’annonce que j’ai reçu la PCU du gouvernement canadien et que je ne l’aurais pas déclarée au programme de travailleurs autonomes du Québec. Recadrons : j’en ai pris une qui m’a servi de coussin de sécurité un temps, mais pas plus.
On me demande des preuves d’il y a six ans. Des relevés. Des documents. Des traces que je leur ai déjà fournies à cette époque déjà. Pourquoi devrais-je prendre l’avant-midi pour chercher ce que je leur ai déjà envoyé en toute transparence ? Et surtout, comment prouver que tu n’as pas eu l’intention de frauder ? La seule preuve que j’ai, c’est ma pauvreté constante. Au montant que je fais, c’est clair que je ne suis pas en train de frauder quoi que ce soit.
J’ai dû écrire une lettre officielle, claire, posée, alignée. J’y explique que :
- j’ai tout déclaré à l’époque ;
- mes documents ont été envoyés ;
- je n’ai pris qu’un seul versement, pas plus ;
- jamais personne ne m’a dit que je devais informer le programme québécois des aides fédérales ;
- et que si c’était le cas, je devrais appeler chaque fois que le fédéral m’envoie quelque chose, comme l’aide pour le coût de la vie du 5 juin.
C’est absurde. C’est incohérent. C’est injuste.
Et pourtant, c’est moi qui dois me défendre des accusations non fondées qui me tombent dessus, six ans plus tard. Bref, j’ai immédiatement déposé une lettre officielle à ma défense, et je suis donc en attente qu’on traite le dossier.
Le système est rapide quand ça l’arrange
Mes jumeaux ont eu 18 ans le 3 juin. Le fédéral m’a envoyé l’aide du coût de la vie le 5… et en deux jours, mes allocations ont été coupées.
Quand c’est pour couper, ils sont efficaces, même si ce n’est pas juste parce que le temps compensé par l’aide, mes jumeaux étaient à ma charge pareil, rétroactivement. Mais quand c’est pour accuser, ils sont rapides. Quand c’est pour répondre, réparer, soutenir… il n’y a plus personne.
Je ne sais pas encore combien de temps prendra le traitement de ma lettre. Je ne sais pas si elle sera suffisante. Mais je sais une chose : les programmes d’aide sont capables de nous frustrer profondément.
Le plus difficile : l’impact sur l’entourage
Ce n’est pas la paperasse, le plus dur. Ce ne sont pas les accusations. Ce ne sont pas les tribunaux. C’est l’impact humain.
Mon père me l’a dit clairement : il s’en fout de ce que je vis. Il ne veut pas avoir de mes nouvelles. Il veut une relation où on parle de hockey et où il voit les enfants. Point.
Il ne me voit pas. Il ne comprend pas ce que je traverse. Il m’étiquette comme « négative », « toujours avec des problèmes ». Lui voit le problème, moi je vois que j’essaye quelque chose comme solution appliquée.
Alors que je suis :
- courageuse
- alignée
- en défense de mes droits
- en quête de paix
- dans la justice
- dans la souveraineté
- dans ma création
- dans mon œuvre
- dans ma lumière
J’ai dû faire une guérison profonde, dont je parle dans ma chronique Céliba-Terre.
Ce que les autres pensent… et ce que moi je sais
Je crois que les gens ont peur que je demande de l’aide. Ou de l’argent. Comme si ma pauvreté stable depuis toujours faisait de moi un « puits sans fond ».
Mais la vérité, c’est que :
- je suis autonome et je me débrouille trop souvent seule
- je suis organisée
- je suis en création et en solutions
- je suis en expansion
- je suis en guérison
- je suis en transformation
- je suis en train de bâtir mon œuvre
- je suis en train de stabiliser ma base
- je suis en train de préparer un futur radieux
Je garde mes choses pour moi. Je les illumine au fur et à mesure. Je fais mes pardons. Je m’aligne. Je continue d’organiser mon autonomie financière. Je reste calme, ancrée, à l’écoute de la marche à suivre.
Et surtout : j’ai foi. Même si personne ne l’a pour moi.
Conclusion : je continue d’avancer, même seule
Cette semaine-là, j’ai traversé :
- la Régie du logement
- un propriétaire entêté
- une avocate absente
- trois dossiers juridiques réglés
- un quatrième qui tombe du ciel
- une accusation de dissimulation de mes revenus
- un système incohérent
- un père qui se ferme
- et malgré tout… je suis restée debout.
Je suis restée sereine, dans ma lumière. Je suis restée dans ma création.
Je continue d’avancer. Même seule. Même incomprise. Même jugée.
Parce que je sais où je m’en vais. Et parce que ma vie, mon œuvre, ma mission… ne dépendent plus du regard des autres, et j’ai bien hâte de sortir le gouvernement de ma vie financière.
Soyez bénis.
Namasté
Julie L.
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