TOUT UN CLASH!
Es-tu du genre à rester dans les mêmes bottines pour ne pas avoir de surprise ?
As-tu de la misère à t’adapter à une nouvelle réalité ?
Pognes-tu les nerfs quand Facebook décide de tout changer ?
Es-tu du style à manquer d’air quand on t’annonce que tu dois changer ton ordinateur désuet ?
Je suis passée par là et je peux t’aider à maîtriser cette peur de l’inconnu qui te ronge l’intérieur !
⁂
Après quatre ans d’université, on m’a assermentée comme notaire. Lors de la cérémonie, 800 personnes sont présentes dans la salle de bal d’un hôtel chic de Montréal. Mes parents et mon chum de l’époque sont du nombre. Le doyen de la faculté de droit nous déclare : Souvenez-vous de cette journée mémorable, car vous avez en mémoire tout le Code civil par cœur. À partir de demain, vous commencerez à l’oublier.
Et il avait raison ! Parce que malheureusement, quand on commence à travailler, le quotidien prend le dessus. On oublie une grande partie de la théorie. Oui, on se réfère toujours au Code civil sans oublier les grands principes. On travaille avec eux tous les jours. Mais les petites particularités pointues disparaissent de notre paysage.
J’ai trouvé très difficile de passer des études à la pratique. À ma sortie de l’université, j’avais l’impression d’être sur le bord d’un précipice. Parce que toute ma vie, les seuls objectifs à atteindre étaient :
- Réussir tel examen ;
- Passer telle session ;
- Finir telle année ;
- Obtenir tel diplôme.
Ça a été ça pendant toute ma vie, jusqu’à l’âge de 22 ans.
Un moment donné, boum ! J’arrive sur le marché du travail, rendue au bout du chemin. Il n’y a plus rien en avant de moi. La route se termine là. Pis là, je suis supposément prête à travailler ! Hiiii ! Pas facile ! Parce qu’il n’y a plus d’objectif à atteindre. Niet, néant !
Une différence entre la théorie et la pratique existe ! Bienvenue dans le monde des grands, ma chère. Oui, parce qu’à mon premier jour de travail, en tant que notaire, le téléphone sonne… Un client ! C’est la première fois que je réponds à mon téléphone ! Ah, mon Dieu, ça sonne ! Le client me demande : Combien ça coûte pour acheter ma maison ?
Là, je comprends vite en tabarouette que je ne suis plus sur un banc d’école. Il faut que je change ma façon de penser, d’être et de vivre. Je ne suis plus aux études où papa paie ! Je dois maintenant travailler pour gagner ma vie, pour aider les gens à acquérir leur maison, leur testament, etc. Donc, ce n’est plus une question de résultats académiques, mais de service à la clientèle.
Quand tu sors de l’université, tu sais tout, mais tu ne sais rien. J’ai le Code civil par cœur dans la tête, mais je ne sais pas comment fonctionne la vraie vie. J’entre dans le monde du travail en 1991, en pleine récession. J’effectue pas moins de 800 téléphones pour me trouver un emploi… Personne n’est capable de m’engager. Tous les notaires mettent à pied leur secrétaire de 25 ans d’expérience à leur grand désarroi. C’est épouvantable.
J’en viens à l’évidence : je dois ouvrir mon propre bureau. C’est ce que je fais, malgré mon inexpérience. Je n’ai aucune notion en démarrage d’entreprise. Je maîtrise le juridique, mais dans la vraie vie, comment ça marche ? Aucune espèce d’idée. Je pratique seule pendant un an. Pas facile !
Puis un jour, la chance me sourit ! Me Alain Plante m’appelle pour m’engager. La fête au village ! Enfin, j’aurai un salaire décent qui rentre et un mentor qui m’apprendra les rudiments du métier ! Bref, c’est grâce à lui que je deviens la notaire que je suis. Parce que toute seule, je ne sais pas ce que ça aurait donné, au final !
À chaque sommet on est toujours au bord d’un précipice !
MA vérité !
Avoir un mentor, c’est primordial quand tu commences dans la vie. Tu dois prendre les outils, les moyens et les personnes que l’Univers place sur ton chemin pour t’aider à ce que le clash soit moins gros. Alain en fait partie pour moi.
Huit ans après mon embauche, je décide d’ouvrir mon bureau à nouveau. Je suis prête à voler de mes propres ailes. Une belle qualité des entrepreneurs que j’apprends au fil du temps : s’adjoindre les gens comblant tes incompétences.
Je déteste les chiffres ! Une comptable effectue le travail pour moi. Je suis incapable (et je n’ai pas le temps non plus !) de produire de l’infographie. Martine produit mes pubs et mes livres magnifiquement bien ! Ce sont des exemples parmi tant d’autres ! C’est important d’admettre ses incompétences. Il existe des gens meilleurs que toi dans plein de choses. Tu dois juste l’admettre et chercher la perle rare venant combler tes incapacités. En équipe, on fait de très grandes choses !
À 53 ans, je vis exactement le même genre de clash. L’hystérectomie totale me forçant à arrêter le notariat. Deux mois de convalescence impossibles à rattraper. Je partais deux semaines en vacances et c’était la fin du monde au retour !
Étant tannée du notariat et étant incapable, à cause de la peur (la maudite peur !) de sauter dans le vide par moi-même, c’est donc l’Univers qui décide à ma place ! Après une voie de contournement de plus de 40 ans, je réalise mon rêve : redevenir l’artiste que je suis ! Je vends mes propriétés et diminue mes besoins. Snif ! Snif ! Plus de robes ni de sacoches ! Pas facile ! 😉
Tout ça pour vivre de passion.
Sur le bord du précipice, assise sur mon divan à essayer de survivre à la chirurgie,[1] je ressens la même peur que jadis, mais cette fois, avec mon parachute : ma confiance en moi, en mes dons, en mes talents, en mes compétences, en la vie, en l’Univers.
Parce qu’à la suite de mon saut dans le vide, l’Univers m’amène à faire partie d’une agence d’artistes, à participer à des tournages, à obtenir des contrats d’écriture et d’édition, à célébrer beaucoup de mariages et de funérailles, à offrir des conférences corporatives pour plein d’entreprises et d’organismes. Aussi, j’obtiens plein de contrats d’animation d’événements.
Il fallait que je saute dans le vide pour que l’Univers m’envoie tous ces contrats. Si je ne l’avais pas fait, l’Univers n’aurait pas vu où je voulais aller. Il aurait dit : Non ! Non ! Toi, tu es notaire, tu restes dans ton notariat et je t’envoie des contrats de notaire.Quand on montre à l’Univers où on veut aller, il nous donne ce dont on a besoin. Cependant, le chaos est nécessaire pour évoluer !
Mon chaos :
- Mon stock dans un container pour une durée indéterminée…
- Plus de maison, que le nécessaire dans une valise. Pas facile pour une princesse comme moi !
- Vivre chez ses parents…
Après un an dans ces conditions, je peux te confirmer que mon existence est devenue simpliste ! Dorénavant, je me contente de peu !
Pour évoluer, il est nécessaire de changer. Tu dois faire les bonnes choses. Tu dois sauter dans le vide. Tu dois avoir confiance. Puis, à un moment donné, tu arrives à quelque chose. Un proverbe stipule :
Que ta décision soit bonne ou mauvaise, l’important, c’est d’en prendre une !
Pas grave si tu te trompes, l’Univers te remettra dans la bonne trail. Tu as le droit de te tromper. L’important, c’est d’avoir confiance qu’à un moment donné, ça ira bien. Dans le fond, ce que j’essaie de te dire, c’est que si tu subis :
- Une opération (pas un arrachage de dent ou une vasectomie, là !), un grand long congé, te faisant dire : Ah, mon Dieu ! Ça va tout « fucker » ma vie !
- Une maladie grave (et je ne te parle pas d’une allergie au gluten ou de la varicelle, là !) qui bouscule ta vie…
- Un accident chamboulant ta vie complètement…
C’est le signe que tu dois changer de vie ou changer quelque chose dans ta vie pour évoluer. Si une telle chose t’arrive, tu dois croire que : Rien n’arrive pour rien !
Tu as quelque chose à apprendre. Tu dois évoluer à la suite de ce changement. Je n’avais pas choisi l’hystérectomie. La preuve que c’était le signe ultime de l’Univers pour changer de vie : je n’avais pas de cancer. Ce n’était que par mesure préventive. C’était vraiment juste pour m’arrêter et me dire : Eille fille ! Tu n’es pas dans la bonne vie. Change de vie !
Que ce soit une chirurgie, une maladie, un accident, une séparation, le décès d’un proche, ce sont tous des événements pour évoluer. Tout arrive pour quelque chose.
Parenthèse pour ce qui concerne les maladies. Je ne te demande pas de me suivre, mais je suis convaincue que nous créons nous-mêmes nos maladies par nos émotions. Par exemple :
- Une femme ayant le cancer de l’utérus, c’est souvent une femme cocue ;
- Une femme ayant le cancer du sein, c’est souvent lorsque les enfants partent de la maison, le lien maternel est rompu = tristesse = cancer ;
- Infection urinaire ou problème de vessie : si tu te sépares ou tu vis un deuil, tu peux ressentir des problèmes de vessie. Je l’ai vécu et je confirme la véracité de mes prétentions ! 😉 Tu peux avoir des problèmes de vessie sans nécessairement que ça soit un cancer. Tout dépendant du stade où tu es prise en charge.
- Les poumons : tu manques d’air, tu étouffes. Les personnes âgées meurent souvent d’un cancer des poumons. Pourquoi ? Parce qu’elles se ramassent dans une petite chambre au CHSLD. C’est trop petit, tout simplement.
- Une otite (quand c’est rendu à « ite », c’est parce que c’est vraiment aigu. Tu dois faire quelque chose !) : tu as entendu quelque chose ne faisant pas ton affaire. Par exemple : Le voisin, c’est ton père OU Ton père, c’est ton frère… Tu sais, des affaires banales de même ! 😊 On comprend que c’est assez pour devenir sourd ?
- Un accident, ça arrive AUSSI pour quelque chose. Si tu subis un accident, c’est parce que tu devais changer de vie ou changer quelque chose dans ta vie pour te faire évoluer.
Tu vois le genre ? Je ne te dis pas que la médecine, ce n’est pas bon. Au contraire, on a besoin de la médecine pour obtenir un diagnostic. Une fois le diagnostic trouvé, on travaille sur le problème en conscientisant les émotions vécues.
Mon chum a subi un grave accident de voiture. Il n’était plus censé marcher… Comme la seule chose qu’il savait faire était de rester au lit, la vie lui a donné deux autres enfants ! 😊 Tête de mule, il s’est remis à marcher pour pouvoir s’occuper d’eux ! Sa vie a complètement changé. S’il n’avait pas eu cet accident, peut-être qu’il n’aurait jamais eu ces deux enfants-là.
Tu es sur le bord du précipice… Tu as peur… Si tu restes dans la peur, c’est le statu quo. Tu restes là et ce n’est pas bon, ça. Tu dois évoluer pour atteindre une vie riche de sens ! C’est ton ego qui gère ta peur. Jean-Guy peut te faire faire ce qu’il veut.
Dans la vie, il existe deux états :
- Celui de l’amour : l’état d’amour signifie que tu as confiance en toi, en l’Univers, en tes rêves, en tout.
- Celui de la peur : la peur t’enlève toute confiance et te cloue au tapis. Imagine quelqu’un en position fœtale n’osant pas bouger en attendant que les coups viennent…
Tu as le choix entre ces deux états :
- Avoir confiance en toi, en tes rêves et en l’Univers et renvoyer ton ego chez lui !
- Rester dans ta peur et ne rien faire de ta vie !
Tout ce que tu veux est de l’autre côté de la peur !
Face à ta peur du changement, tu as TROIS OPTIONS :
- Tu vis ta petite vie plate, même si tu es malheureuse. Tu passes à côté de ta vie. L’Univers t’envoie soit une maladie, un accident, une chirurgie pour te forcer à changer ta vie. La seule affaire te venant à l’idée, c’est d’agir en victime. Tu te dis : Ah mon Dieu, pourquoi moi ?Bref, ça n’a rien changé, tu ne fais que te victimiser, puis tu meurs en bout de ligne avec l’impression que tu as eu une vie de merde et ce sera ton ego qui aura gagné !
- Tu es misérable dans cette vie-ci. Tu crains de changer quelque chose. L’Univers t’envoie une maladie, une chirurgie, un accident pour te forcer à changer ta vie. Au lieu de changer, tu t’adaptes à ta nouvelle condition sans rien modifier vraiment. Tu meurs en héros d’avoir su composer avec ces conditions difficiles. C’est encore ton ego qui gagne !
- Ta vie, c’est n’importe quoi et tu en es conscient(e). Tu veux changer, mais tu ne sais pas comment. L’Univers t’envoie donc une chirurgie, une opération, un accident et les moyens, les outils et les personnes pour t’aider à évoluer. Tu vois et tu te sers de tout ça ! Avec tes dons, tes talents, tes compétences, tu partageras ton expérience et tes connaissances aux autres pour les aider, eux aussi, à évoluer en même temps que toi. Tu contribues ainsi à la société. Ta vie est transformée positivement. À ta mort, tu auras à ton actif plein de belles réalisations et les gens diront de toi que tu es une personne extraordinaire. Ton ego braille sa vie de ne pas avoir réussi à te garder dans la peur et à te contrôler.
Ne laisse pas ton ego diriger la boutique, sinon elle fermera !
Elizabeth Gilbert
Tu es en rémission ?
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[1] Je blague à peine ! Faut dire que c’était ma première, et j’espère ma dernière, chirurgie à vie !
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