L’amour des animaux

Nous avons été invités à rédiger un nouveau texte. Je me posais la question suivante : s’il ne

me restait qu’un seul dernier message à partager avant de quitter cette vie terrestre, quel sujet aborderais-je? Vu la triste situation de la société aujourd’hui, il m’a semblé que la compassion envers les animaux serait un sujet à traiter de toute urgence. Plutôt que de partager mes propres opinions, qui, il faut l’avouer, ne me semblent pas particulièrement pertinentes, je préfère vous présenter les points de vue de grands penseurs ainsi que les observations d’éminents scientifiques qui ont ressenti l’urgence d’aimer et de protéger les animaux, et qui ont exposé différents arguments en ce sens.

Je pourrais commencer par citer deux célèbres écrivains russes, Tolstoï et Fyodor Dostoevsky. Pour eux, tant qu’il y aura des abattoirs sur la terre, les populations devront subir les horreurs de la guerre comme conséquences immédiates de l’abattage. Selon eux, les boucheries humaines sont provoquées par les boucheries animales. C’est en fait un simple phénomène de résonances. Tout acte violent entraîne mécaniquement une réaction violente égale et qui revient vers la source de la violence. De nombreux sages et philosophes gréco-romains ont également émis des idées dans ce sens. Pour Socion, par exemple, une fois la pratique du meurtre alimentaire devenue habituelle pour la satisfaction de l’appétit, la brutalité passe en même temps dans nos mœurs. Il est intéressant de noter que la France détient un nombre record de restos de fast food McDonald’s, et qu’en même temps, le nombre d’agressions et de crimes sanguinaires ne cesse d’augmenter de jour en jour.

Il faudrait aussi citer de grands visionnaires, comme Ovide, Sénèque, Marc-Aurèle, Virgile et Zoroastre en Perse, Jean-Baptiste et les Esséniens en Palestine, Orphée, Homère et Pythagore en Grèce, qui reviennent constamment sur le sujet dans leurs écrits, et qui ne manquent jamais de faire ressortir le « crime horrible » que représente l’abattage des animaux pour la consommation humaine. Les Védas précisent de leur côté qu’il est permis de manger de la viande, mais seulement pour les animaux carnivores. Bien sûr, nous croyons de nos jours que l’homme est omnivore et qu’il peut se permettre d’avaler n’importe quoi pour satisfaire son estomac et que cela sera sans conséquence. Mais, selon les anciens médecins, rien n’est plus éloigné de la vérité physiologique de l’humanité. L’être humain n’est pas doté des enzymes digestifs des carnivores et son intestin est huit fois plus long que le leur. Nous ne sommes pas non plus dotés de canines ou de griffes acérées pour déchiqueter la chair fraîche, à moins bien entendu d’être un vampire. À l’époque, ces déclarations furent peu goûtées par la société romaine décadente, société qui s’adonnait au luxe et aux plaisirs de toute nature, exactement comme la nôtre aujourd’hui.

Ces déclarations en faveur de la protection et de l’amour des animaux ne manqueront pas d’avoir contre nous toutes les pseudo-élites de l’heure, dont le seul intérêt est de flatter les penchants les plus bas des populations, ainsi que tous les commerçants qui vivent de la débauche généralisée. Vu que nous sommes en pleine période de décadence morale et sociale, je ne doute pas que ces idées seront mal reçues et qu’on voudra se débarrasser d’un censeur indésirable et inopportun, une sorte de trouble-fête. J’en prends le risque.

Peu importe, car l’histoire parle d’elle-même; le grand Bossuet ne craignit pas de tenir au Dauphin un langage des plus sévères en le mettant en garde contre la nécrophagie : « Comme dernière conséquence du meurtre des animaux, le sang humain, abruti, ne peut plus s’élever aux choses intellectuelles. » Ce n’est pas la chair morte qui nourrit la chair vivante. En effet, comment un cadavre de poulet ou de porc pourrait-il donner au corps une véritable et durable force vitale? En 1740, le Docteur Cheyme écrivait qu’il est impossible d’établir une différence bien marquée, sur le plan logique et moral, entre l’habitude de manger la chair des bêtes et la manière d’agir des anthropophages. Ce n’est que par l’habitude irréfléchie que l’on excuse l’une et condamne l’autre.

Selon les occultistes, les aliments ne nous apportent pas seulement des substances nutritives inertes, mais contiennent encore des émanations énergétiques subtiles. Les Védas nomment ces influences le « prâna ». Or, dans le prâna de la viande, il y a des vibrations d’ordre très inférieur, de basse émotivité; elles sont encore alourdies par suite des mauvais traitements subis par les animaux avant et pendant leur abattage. Ces vibrations sensuelles grossières viennent souiller et désharmoniser nos propres vibrations spirituelles. Les occultistes qui captent les énergies subtiles de la vie sur terre notent que les vapeurs de viande obscurcissent les lumières de l’esprit. De quelques sortes de viandes que l’estomac soit rempli, elles excitent aussitôt des mouvements d’indifférence à la cruauté et d’impureté, et l’âme humaine étant comme étouffée par leur pesanteur ne peut plus être la maîtresse ni garder la règle du discernement.

Puissent ces informations contribuer — peut-être? — à réduire l’extrême violence qui règne aujourd’hui dans le monde.

 

 

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