Cultiver le courage, une décision à la fois!
J’ai longtemps cru que le courage appartenait aux autres. Qu’il était réservé pour les gens qui accomplissaient de grandes choses, ceux qui affrontaient de grandes épreuves. Puis, j’ai compris que le courage ne résidait pas seulement dans l’extraordinaire ; au contraire, il s’installe tranquillement dans des petites actions discrètes qui changent tout.
J’ai commencé à cultiver mon courage dans un petit geste simple de me remettre au cœur de ma vie, il y a quatre ans. Pour moi, ç’a été le moment où j’étais confrontée à une version de moi qui ne me convenait plus et je sentais que je m’enfonçais de plus en plus. Dans cet espace inconfortable, j’avais deux choix : rester là ou passer à l’action. Une décision simple, mais profondément transformatrice. J’ai semé ma première graine de courage.
Si tu me connais un peu, j’ai eu envie de creuser un peu la question sur le courage. Est-ce que c’est seulement une réponse émotionnelle et qui s’adresse à des gens qui ont un pouvoir particulier ou est-ce que le courage a une réponse biologique ? Le corps est une machine extraordinaire et fascinante. Contrairement à ce que l’on peut croire, le courage n’est pas l’absence de peur, mais il est la réponse directe à celle-ci. Lorsque l’on fait face à une situation nouvelle, inconnue, une situation qui nous amène à hésiter, à avoir peur, le cerveau répond, l’amygdale s’active, cette zone où la peur se crée. Si tu restes dans cette peur, tu restes figé. Mais si tu actives ton courage, que tu prends action malgré la peur, tu actives la zone du cortex préfrontal, la zone responsable des décisions, de la planification et du raisonnement. Ainsi, chaque fois que tu choisis d’agir malgré la peur, tu « muscles » ton courage.
Ça ne prend pas de grandes peurs : des petites situations du quotidien qui te font hésiter, que tu repousses telles qu’envoyer un message, oser dire non ou changer une habitude. Chacune des micro-actions que tu choisis de poser malgré la peur, libère de la dopamine, la molécule responsable du bonheur, du plaisir ; elle devient alors la molécule responsable du progrès et de la motivation et ça te donne envie de continuer d’oser.
Le cerveau apprend et se transforme avec chaque action courageuse. Les circuits liés à la peur s’affaiblissent, ceux liés à la confiance se renforcent. Chaque décision consciente, chaque acte courageux impactent ton cerveau et ta vie!
Une seule petite action peut changer toute une trajectoire.
Des études démontrent que plus de 70% des gens qui se fixent des objectifs n’agissent jamais. La clé du succès réside dans l’action, soit le premier pas et tous ceux qui suivront. Quand on regarde les gens qui réussissent, ceux qu’on considère courageux, ils ont choisi l’inconfort, l’évolution et l’action, même quand ils n’étaient pas prêts, même quand ils ne savaient pas encore tout ce qui suivrait.
Notre société moderne a oublié de cultiver le courage. Notre ère moderne valorise le confort, les résultats rapides, ce qui est facile. On crée des environnements où les difficultés n’existent pas ou peu. Or, si le courage se cultive quand on choisit d’avancer dans l’inconfort, notre société qui va au-devant des grandes difficultés et nous recommande la sécurité et le grand confort ne nous permet donc pas d’être courageux souvent. Sans courage, il n’y a pas de transformation, on reste prisonnier de nos peurs et de nos inconforts puis on cherche toujours la prochaine solution miracle pour se sentir mieux. Une société sans courage, c’est une société qui prend moins de responsabilités, qui ne passe plus à l’action, qui ne se fait plus confiance. C’est une société qui blâme, qui attend qu’on lui donne une solution, qui s’adapte à une vie qui ne lui ressemble pas et qui oublie qu’on a le pouvoir de choisir autrement.
Le courage, ça passe d’abord par revenir à soi.
Quand je me suis surprise à avancer dans une vie qui ne me ressemblait plus, au cœur d’une société qui attend que la solution vienne d’ailleurs, quand j’en ai eu assez de me plaindre sur mon quotidien, j’ai osé me regarder pour vrai et prendre action. J’ai commencé par arrêter de m’abandonner. Je me suis mise en priorité dans mon horaire de vie. Et je me suis autorisée à dire non à ce qui ne vibrait plus pour moi et à me connecter à des activités et des passions qui m’inspiraient à m’élever, à des activités qui me rendaient parfois inconfortable, mais qui m’amenaient à cultiver le courage dans les petites actions de tous les jours. Parce que ça commence toujours avec toi!
C’est comme ça que la trajectoire change. Elle dévie tranquillement parce que tu fais un petit pas différent qui t’amène à te transformer puis à impacter les gens qui t’entourent. C’est comme ça qu’on rebâtit une société plus vivante, plus consciente et plus courageuse! C’est un humain à la fois qui choisit de cultiver le courage.
Pour terminer, j’ai espoir que si chaque individu décide de cultiver son courage un peu à tous les jours, il pourra sérieusement impacter positivement son entourage à reprendre son plein pouvoir. Imagine une société où chacun ose se choisir, agir malgré la peur et prendre ses responsabilités. Où les décisions difficiles sont prises pour évoluer, pas pour rester confortable. Où chaque personne inspire les autres à passer à l’action. C’est une société vivante, qui avance, où le courage devient contagieux. Et ça commence avec toi !
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