Quand la vie te teste… et que tu restes debout pareil

Il y a des mois où la vie te donne des fleurs, et d’autres où elle te donne des tests de patience grandeur nature. Disons que depuis un moment, je suis dans la deuxième catégorie. Et comme j’écris cette chronique pour être vraie, pas pour faire semblant que tout est zen quand ça ne l’est pas, je vais vous raconter ce que j’ai traversé ces dernières semaines. Pas pour me plaindre — ça, je le fais sur le coup et je le transmute par la suite — mais parce que je sais que plusieurs d’entre vous vivent des situations semblables. Et parce que la conscience, ce n’est pas juste méditer dans la lumière : c’est aussi rester aligné quand tout autour de toi semble conçu pour te faire perdre ton centre.

Le feuilleton propriétaire-locataire : saison 12, épisode 300

En septembre 2025, j’ai mis en demeure mon propriétaire pour qu’il fasse enfin les travaux nécessaires dans ses logements. Nous étions 11 locataires à réclamer du service, mais comme la Régie du logement ne reconnaît pas les démarches de groupe, j’ai dû y aller seule. Et comme j’ai déjà fait trois passages à la Régie depuis 2012, cette fois j’ai pris une avocate pour que ça ait un peu plus de poids.

J’ai réussi à avoir un rendez-vous avec elle fin novembre. Dans ma tête, la mise en demeure envoyée par une professionnelle allait mener à un dépôt de demande au tribunal vers la mi-décembre. Logique, non ? Eh bien non.

Le 5 janvier, je reçois un courriel m’expliquant que je ne pouvais pas demander que les frais soient portés au propriétaire. Très bien. Mais surtout : la demande n’était toujours pas déposée. Silence radio ensuite. Jusqu’au 9 février, où l’assistante m’appelle pour me dire : « Madame, vous n’avez pas répondu au courriel du 5 janvier, donc la demande n’a pas été envoyée. »

Je vous laisse imaginer ma réaction.

Je ne suis pas une personne qui sacre dans la vie. Mais quand tu me fais perdre deux mois pour rien, après deux ans à réclamer du service, et que tu me parles comme si c’était moi le problème… disons que ma patience a une limite. J’ai été claire, directe, et oui, un peu colorée. Et la demande est finalement partie.

Les voisins : un duo de chaos

Comme si ce n’était pas assez, j’ai dû recadrer deux voisins en haut de chez moi.

Le premier, arrivé en décembre, a décidé que son activité nocturne préférée serait de parler au téléphone dans sa chambre… toute la nuit. Trois interventions plus tard, il a compris que j’entendais tout, et que j’avais besoin de dormir comme tout être humain fonctionnel. Je l’ai surnommé Pipelette.

Le deuxième, au troisième étage, est un cas d’étude en irresponsabilité chronique. Cinq ans qu’il est là, cinq ans de dérangements :

  • deux gros chiens qui jappent à tous les jours,
  • des excréments chiens pas ramassés souvent,
  • zéro pelletage,
  • envahissement de ses affaires partout,
  • zéro conscience et respect de l’environnement commun.

Fin janvier, il a eu la brillante idée de pelleter la neige de ses bacs à poubelles… et de les mettre sur mes bacs déjà dégagés. Là, j’ai monté, j’ai cogné et j’ai recadré. Pas en criant, pas en insultant, mais avec des faits, du calme, et une fermeté qui ne laissait aucune place à l’interprétation. Je lui ai dit d’arrêter de me liker sur les sites de rencontre aussi — parce qu’il faut être réaliste : jamais je ne vais sortir avec quelqu’un qui ne ramasse même pas la merde de ses chiens.

J’ai préparé un rapport de cinq pages sur ses comportements, photos et dates à l’appui. À la prochaine connerie, ça part au propriétaire et à mon avocate. Je suis rendue là. Je lui ai dit que je n’avais plus de marge pour ses conneries.

Revenu Québec : le labyrinthe administratif

Depuis octobre 2025, je ne recevais plus mon aide au logement. Je pensais que c’était un retard administratif. Non. C’était parce que ma demande de mars 2025 n’avait jamais été traitée, même si j’avais envoyé le formulaire, expliqué que mon propriétaire ne signait jamais rien, et fourni mon relevé 31.

En février, je reçois une lettre disant que je n’ai jamais fait de demande. Là, j’ai compris pourquoi je payais mon loyer et Vidéotron et qu’il ne me restait plus rien. J’ai refait une demande en ligne, mais elle bloquait encore à cause de la fameuse preuve que je n’ai pas. Heureusement, une agente a trouvé une preuve de 2019 dans mon dossier et a tenté de la faire passer. Je suis en attente. Si c’est approuvé, ce sera rétroactif, et ça me donnera un petit coussin. Parce que vivre sans marge, c’est épuisant.

L’augmentation de loyer : le suspense annuel

J’écris cette chronique début mars, et je n’ai pas encore reçu la lettre d’augmentation abusive du propriétaire. L’an passé, il avait tenté un 9,8 % sans offrir aucun service. J’ai demandé à mon avocate quoi faire cette année, mais elle ne répond pas rapidement. J’ai l’impression que ce dossier va encore traîner des mois. Mais je suis rendue trop loin pour lâcher.

Parenthèse États-Unis : le silence qui dit tout

Dans ma chronique du mois dernier, j’ai parlé de mes 48 heures aux États-Unis et du message de Pelé destiné aux joueurs de l’équipe universitaire de mon fils. Le coach n’a rien dit. Pas un mot. Pas un merci. Pas un commentaire. Rien. J’ai donc conclu que je n’avais plus à contribuer à une dynamique fermée qui ne reconnaît pas la valeur de ce qu’on apporte. Et j’ai retiré mon énergie de là.

Ce que tout ça m’a appris

Ce mois-ci, j’ai compris plusieurs choses :

  • Quand tu ne te respectes pas, personne ne le fera à ta place.
  • Quand tu laisses passer une injustice, elle revient plus grosse.
  • Quand tu restes trop longtemps dans le silence, les gens pensent que tu acceptes.
  • Quand tu te tiens debout, même seule, tu changes la vibration du lieu.
  • Et surtout : quand tu restes alignée, même dans le chaos, tu gagnes toujours quelque chose — même si ce n’est pas ce que tu attendais.

La vie ne teste jamais pour rien. Elle teste pour t’affirmer. Pour t’élever. Pour te libérer. Pour te préparer à mieux.

Et malgré tout ce que j’ai traversé, je suis encore debout. Encore lucide. Encore souveraine. Encore moi. Et ça, personne ne peut me l’enlever.

Soyez bénis et bon courage pour la suite.

Namasté,

Julie L.

 

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