AVOIR OU NE PAS AVOIR D’ENFANT ?
T’es pas sûre d’en vouloir ? Ton chum en veut, mais toi… pas tant que ça ? Tu te poses continuellement la question : j’en fais-tu ou pas ?
Tu es à la bonne place aujourd’hui ! Je t’explique ma vision des choses dans quelques minutes ! Je suis passée par là et je peux t’aider à te déculpabiliser si tu n’en veux pas et je t’honore si tu as décidé d’en faire !
Tu as choisi de ne pas avoir d’enfant ? Bienvenue dans le club !
Tu as accouché d’une trâlée de rejetons ? Je te félicite !
Parce qu’à mon sens, faire des enfants, c’est un exploit et un pensez-y-bien !
⁂
Moi, j’ai décidé de ne pas en faire, donc j’en scrappepas !
Mon choix de ne pas avoir de progéniture s’explique. L’hôpital s’appelle souvent l’Hôtel- Dieu… Dans ce nom, on retrouve le mot hôtel. Dans ma tête, si j’accouche d’un enfant :
- Je choisis mon forfait séjour cinq étoiles, sept jours s.v.p. !
- Je réserve ma chambre, mon menu, mes activités, etc.
- À mon arrivée à l’Hôtel-Dieu, j’attends mon petit « coquetel » de bienvenue avec le petit parasol, la danse accueillante, pis toute la patente !
- J’exige une césarienne, pour ne pas scraper l’équipement !
- Avec un zipper, au cas où j’en voudrais plusieurs !
Une fois accouchée de ce bel enfant, je dirais : Gardez-le ! Vous me le ramènerez quand il sera propre, quand il parlera et quand il marchera !
Par la suite, je le reprends et l’enferme dans une cage quelques années pour m’assurer qu’il ne lui arrive rien. À l’adolescence, je le renvoie en pension en leur disant : Vous me le ramènerez quand il parlera sans grogner, quand il se lavera et quand il marchera droit !
Tu comprends maintenant pourquoi je n’ai pas eu d’enfant ! Oui, j’aurais été la première cause de jurisprudence et la première page du Journal de Montréal : Les enfants veulent divorcer de leur mère !
Je blague, bien sûr. Mais pas tant que ça. J’ai vécu un événement chez la gynécologue me confirmant pourquoi je ne voulais pas d’enfant. Ne désirant pas tomber enceinte, on m’installe un stérilet. Et lors de la mise en place, je perds la carte. J’ai chaud, l’eau me pisse chaque bord de la tête. Comme je suis très dure sur mon corps, je ne comprends pas ce qui se passe. Je demande à ma gynécologue : quessé qui s’est passé, coudonc ?Et elle, de me répondre candidement : Tu as eu deux contractions ! Et moi, de rétorquer en pensant à toutes les femmes vivant cette torture pendant des heures pour accoucher : Mais vous êtes folles, tabarnak !
Je ne comprends pas comment font les femmes pour endurer ça pendant des heures. Je me rappelle ENCORE la douleur subie ce jour-là ! J’avais l’impression qu’un sabre me traversait le ventre, bord en bord. C’est infernal, cette douleur-là, et indescriptible. Donc, tu comprends que pour moi, faire des enfants, c’est un exploit !
Mais au-delà de l’accouchement, bien évidemment, il y a le terrible two: ça grimpe partout, c’est capable «tout seul ». Il y a aussi le fucking four où ça dit « Nooon! » tout le temps.
Avoir un enfant, c’est épanouissant.
J’aimerais juste qu’il ne s’épanouisse pas dès 6 h du matin !
Je sympathise tellement avec la crise du bacon. Ça se garroche à terre à la banque ou à l’épicerie. Moi, quand je vois ça :
- Ça brûle dans mon estomac.
- Je sympathise tellement avec le parent.
- J’ai rien qu’envie de lui dire : Eille ! Une petite claque en arrière de la tête, ça ne te tente pas ? Ça n’a jamais fait mourir personne.
Parce que souvent, ce sont des enfants-rois. On peut se poser la question : à qui la faute ? Sûrement pas à Passe-Partout ! À part la crise du bacon, les enfants me tombent royalement sur les nerfs au restaurant. On va se le dire, je les aime, mais au restaurant, quand ça braille, c’est interminable… J’ai pour mon dire : Si tu paies 200 $ pour un repas au restaurant, tu dois avoir les moyens de te payer une gardienne, c’est comme rien !
L’autre endroit où les enfants m’horripilent au plus haut point, c’est en avion. J’ai déjà incroyablement peur ! Si, en plus, un enfant braille, ce n’est pas une bouteille de champagne que je bois, mais une bouteille de Maalox au complet, s’il-vous-plaît ! Peut-être les deux, à bien y penser ! 😉
Bravo à ceux qui décident d’avoir des marmots parce qu’on va se le dire, un enfant c’est une boîte à surprises !
- Qui est content de voir son rejeton vider la boîte de céréales pour obtenir la surprise ?
- Qui est content quand on te téléphone pour chercher ton kid au poste de police ?
- Qui est content de voir son ado à moitié nue sur TikTok ?
Durant l’adolescence, les surprises continuent ! Si tu as une fille, tu dois surveiller tous les pénis de la Terre. Si tu as un gars, tu dois gérer le fameux consentement. C’est une job à temps plein ! C’est sans parler des taxis. Tu dois transporter continuellement ta progéniture ou tu leur achètes un scooter. Les esti-de-scooters-à-marde ! Moi, je les appelle les maringouins-à-casse-dur ! Sur la route, c’est assez dangereux, merci !
Après ça, l’adulescence ! C’est encore un petit peu adolescent, parce que ça fait des niaiseries du genre brûler ses pets, mais adulte avec l’âge de boire une bière partout dans le monde ! Tu connais le Tanguy : 35 ans et encore chez ses parents ! Je sympathise un peu avec eux autres, parce que je suis revenue deux fois à la maison à 25 et 35 ans. Je l’ai dit que j’avais eu des déboires amoureux… C’est ça ! Je ne suis pas restée longtemps. Mais il y en a qui restent ad vitam aeternam.Pauvres parents !
Avoir un enfant est un projet de 20 ans, si les enfants font bien.
S’ils ne font pas bien, c’est un projet de toute une vie !
Sadhguru
J’ai choisi la carrière au lieu d’avoir des enfants parce que je ne voulais pas mettre des humains au monde juste pour faire comme les autres, sachant très bien que je n’étais pas capable de m’en occuper correctement. J’ai un chien, c’est assez !
J’ai même laissé mon premier chum avec qui j’étais en couple depuis cinq ans et demi… À l’entendre parler, à 30 ans, on était mariés avec trois enfants. WO ! Je me suis quasiment sauvée en courant. Premièrement, il n’était pas question que je vois juste un pénis dans ma vie, mais ça, c’est un autre dossier ! Deuxièmement, non, je ne voulais pas d’enfant. Son laïus nostradamussien[1] m’a fessée comme une van dans le front. J’ai avoué : Désolé, chéri, mais je ne veux pas d’enfant, donc je quitte le navire !
Comprends-moi bien ! J’aime les enfants, mais je ne suis juste pas faite pour en avoir !
Avec le temps, j’ai découvert que tous les hommes que je fréquente en ont… J’ai donc vécu avec des « enfants rapportés » toute ma vie. J’en ai élevé une méchante trâlée ! Je te donne un truc : si tu es en couple avec quelqu’un ayant des enfants, mets-toi dans la tête tout de suite que tu passeras toujours en deuxième. Si tu penses être la personne la plus importante pour ton amoureux, ôte-toi ça de l’idée de suite. Ce sont ses enfants. Si tu comprends que tu passeras toujours après eux, la vie sera merveilleuse.
La famille, ce n’est pas une question de sang, mais une question de cœur.
Même s’ils n’étaient pas mes enfants, je les aimais comme si c’était les miens et je les aime encore ! J’ai eu de belles surprises tout au long de ma vie !
Raphaël, pour ne pas le nommer, le premier « enfant rapporté » dans ma vie avait deux ans et demi lorsque j’ai rencontré son père et sept ans lorsque nous nous sommes quittés. J’ai appris par personnes interposées, 20 ans plus tard, que Raphaël a avoué à des gens qui me l’ont dit, que c’est grâce à moi qu’il disait « s’il vous plaît » et « merci », dans la vie. Wow ! Ben, coudonc,hein ? Parfois, on fait une différence dans la vie de quelqu’un sans le savoir. J’ai quand même fait une pas pirejob avec lui ! Et probablement avec les autres aussi, mais je ne le saurai jamais.
Je reste même en contact avec ces jeunes-là. Lorsque j’étais notaire, il m’est arrivé de procéder à l’achat de leur maison ! Rien pour me rajeunir ! C’est pareil quand les enfants devenus grands que j’ai gardés dans ma jeunesse viennent faire leur testament… Aoutch!
Mon mari a quatre filles : Gabrielle, la plus vieille, vient d’accoucher de Laurent. À mon grand plaisir, je suis devenue une mammy-doo. C’est ma façon d’accepter mon rôle de grand-mère rapportée ! Première fois ! Je trouve ça cool ! Ça ne m’était jamais traversé l’esprit que je vivrais cette belle expérience-là, un jour !
C’est merveilleux, parce que quand ça braille, tu le redonnes à sa mère et c’est tout ! Je blague… à peine ! 😊
MA vérité !
Quand je dis que j’ai eu la brillance de ne pas faire d’enfants, c’est sans prétention. Je savais que je n’étais pas faite pour ça. Et je n’ai jamais regretté mon choix. Parce que ce choix-là, je l’ai fait avec mes tripes. Je l’ai fait en fonction de moi. Mais ce n’est pas la même affaire pour tout le monde… Parfois, la vie est mal faite. Certains veulent des enfants, mais ne peuvent pas en avoir…
Imagine que tu as une trâlée d’enfants et que tu n’en voulais pas. Je te l’ai dit, mon chum a quatre enfants… et il n’en voulait pas ! C’est sûr que maintenant que ses filles sont dans sa vie, il les aime plus que tout et il ne regrette ABSOLUMENT rien ! Parfois, il trouve ça dur parce que les deux plus jeunes sont adolescentes, alors qu’il est grand-père !
En tout cas, ceux qui veulent des enfants, faites-en, parce qu’on va se le dire, il faut perpétuer la race, les extraterrestres s’en viennent. Je suis peut-être seule à penser ça, mais bon, je vous le partage pareil !
Bien sûr, il y a l’adoption. Quand j’étais notaire, j’ai vécu une histoire relatée dans mon livre[2] d’anecdotes notariales réellement vécues dans mon bureau. Un couple venu me demander d’authentifier des documents pour adopter un enfant en Chine.
Tu aurais dû voir la valise pleine de papiers ! Ça mesurait quasiment un pied d’épaisseur, cette affaire-là :
- Les diplômes
- Les analyses de sang
- Le certificat de mariage
- Les rapports de police
- Les rapports de psychologue
Ça n’en finissait plus. Je n’en revenais pas de tout ce qu’ils pouvaient demander comme informations avant d’accepter PEUT-ÊTRE de leur remettre un bébé. Je vous le dis, c’est une affaire de fou, mais je vous la partage pareil, parce que ça me fait du bien ! 😉
Ma réflexion : Si les autres pays demandent autant de preuves et de papiers afin de vérifier s’ils seront de bons parents, pourquoi on ne fait pas pareil au Québec ? Parce qu’ici, c’est aussi simple que : un pénis + un vagin = un enfant.
Tu peux en avoir une trâlée si tu veux ou tu peux ! Mais si on faisait le même processus, c’est-à-dire qu’il faudrait demander un permis pour avoir des enfants… La DPJ serait peut-être moins occupée ! 😉
J’étais une mère merveilleuse avant d’avoir des enfants !
Par rapport à ton choix d’avoir ou pas des enfants, tu as TROIS OPTIONS :
- Ne pas en avoir parce que tu n’en veux pas.
- En avoir sans en vouloir, parce que tout le monde te fait comprendre que tu dois faire des enfants dans la vie, ton chum, ta famille, tes amies, etc.
- Tu en fais parce que tu veux vraiment en avoir. C’est TA décision que tu prends en fonction de TOI, pas des autres.
Les enfants, ça console de tout… Excepté d’en avoir !
Hippolyte Taine
Parce que toutes les occasions sont bonnes pour célébrer la vie ! Que ce soit pour :
- Gender reveal
- Naissance
- Baptême symbolique
Je suis disponible pour animer l’événement, service clé en main !
[1] C’est mon livre, j’invente des mots si je veux ! Signifie : une prédiction apocalyptique qu’on ne veut surtout pas qu’elle se réalise !
[2] Page 43 de mon livre La maîtresse récidive !!! Disponible en version numérique
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