NOUS SOMMES DES ÊTRES DE PLAISIR
Tout au long de son existence, l’être humain est mû par une seule motivation : le plaisir. Mais la course à la « sériosité » qu’il a amorcée à son arrivée dans le monde adulte s’est vite chargée de lui faire oublier tout cela.
Regardez l’enfant. Ne recherche-t-il pas uniquement le plaisir dans tout ce qu’il fait : dans le manger, le boire, le toucher, dans ses relations affectives ? Cette quête de plaisir se poursuivra jusqu’à sa majorité. Sous prétexte qu’il a des responsabilités, on lui enseignera alors à refermer une à une les portes du plaisir. « Tu dois apprendre à être un homme ou une femme responsable », répète-t-on avec fierté à l’enfant qu’on borde dans son lit.
L’aspiration au plaisir est peu à peu étouffée et finit par se transformer en une recherche inconsciente de souffrance. Le jeune adulte rentre dans le rang et apprend que le bonheur a un prix, et surtout, qu’il entraîne sa part de souffrance. Ce qui est absolument faux, car notre Esprit étant d’origine divine, il resplendit naturellement de joie. On ne souffre que parce qu’on croit à ses bienfaits éventuels. Rappelons-nous quelques maximes populaires qui datent du temps de nos mères et qui ont probablement encore cours dans certains milieux : « Il faut souffrir pour être belle », « Dieu aime bien ceux qui souffrent pour Lui », « Qu’il est bon de donner sa vie pour celui qu’on aime » ou « La vie a des hauts et des bas, mais bien plus de bas que de hauts », etc.
Nos cellules sont déjà remplies à ras bord des douleurs que nous avons ramenées de nos vies passées et qui refont surface dans notre vie actuelle. Il serait peut-être temps de renverser la vapeur et de contrer les effets dévastateurs que peuvent avoir ces croyances sur nous. Elles nous coupent trop souvent des bonheurs que nous offre la vie, mais que nous refusons sous prétexte que nous n’en sommes pas dignes. Chaque être humain est né pour la joie et le plaisir, mais il a beaucoup de difficultés à les accepter, allez savoir pourquoi…
Quand on a de la peine, c’est que notre énergie émotionnelle est bloquée par notre mental qui ne veut pas lâcher prise et parce qu’on a oublié qu’on était avant tout des êtres de plaisir. Cela démontre aussi de manière incontestable que l’on ne savoure pas pleinement le moment présent, car celui-ci ne peut nous donner que du bonheur.
André Harvey
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