Chers muscles douloureux

Une révolution douce pour apaiser les tensions musculaires

Allons droit au but : les tensions musculaires s’accumulent insidieusement jusqu’à former ces fameux nœuds douloureux que nombre d’entre nous connaissons trop bien. Face à cette problématique, diverses approches thérapeutiques proposent des solutions, souvent associées à l’idée qu’il faut « défaire » ces nœuds, parfois douloureusement. Et si une alternative plus douce existait pour détendre vos muscles douloureux ?

Depuis quelques dizaines d’années, la perspective du massage et de la massothérapie a grandement évolué. Dans mon dernier article, je vous parlais du livre de Pascal Bruckner, Je souffre donc je suis, aux éditions Grasset. Dans son livre, l’auteur nous parle de cette tendance à valoriser la souffrance comme marqueur d’authenticité, voire d’efficacité. L’idée de « no pain no gain » (pas de douleur, pas de gain) est encore ancrée dans l’esprit de plusieurs, comme si un massage indolore ne pouvait être efficace. Y aurait-il un petit côté religieux dans tout cela, héritage de notre éducation ?

Récemment, lors d’un webinaire, Tom Myers clarifiait la différence entre profond et dur. Le massothérapeute peut travailler très profondément en étant léger, mais précis, dans les mouvements alors que travailler « dur » (rough) sera douloureux. Tom Ockler disait : « le maximum de précision, le minimum de force ».

Imaginez pouvoir libérer vos tensions, vos muscles douloureux sans cette appréhension de la douleur, sans vous faire « rentrer dedans », comme on l’entend communément. Il y a une approche thérapeutique encore méconnue du grand public, qui opère selon un principe fondamentalement différent des techniques manuelles conventionnelles.

Le Trager, de son côté, se distingue par des mouvements, des bercements qui dans un premier temps vont améliorer la mobilité. Ces mouvements sont à la fois faciles à recevoir et aisés à dispenser pour le thérapeute. De plus, il agit sur le système nerveux plutôt que sur les muscles eux-mêmes. Cette subtilité fait toute la différence. En effet, nos tensions musculaires sont souvent le résultat de signaux nerveux persistants, vestiges de mécanismes de protection que notre corps a mis en place face à un stress, un traumatisme ou une posture contraignante répétée.

Au lieu de s’attaquer frontalement au symptôme – le muscle douloureux – nous visons à remonter à la source : le dialogue entre le système nerveux et les muscles. Par des mouvements délicats, rythmiques et non invasifs, le Trager parvient à contourner intelligemment les réflexes de protection qui maintiennent la tension. L’idée est d’envoyer des signaux de légèreté, d’aisance à la partie non consciente, au système nerveux.

L’état d’esprit du thérapeute constitue un élément essentiel de la méthode. Ancré dans une présence attentive, il développe une écoute fine des réactions du corps, créant un espace de confiance où le système nerveux peut progressivement abandonner ses mécanismes de défense. Cette rétroaction permanente entre le praticien et le patient permet d’ajuster les mouvements avec une précision intuitive remarquable.

La première chose que la plupart des gens mentionnent après une séance de Trager, est la sensation de légèreté (1). Les séances se caractérisent par cette douceur paradoxalement efficace. Aucune force n’est exercée pour briser les noeuds du corps. Au contraire, le thérapeute guide les mouvements naturels, les amplifie délicatement, un peu comme l’automobiliste calé dans la neige bercera son véhicule faisant en sorte de repousser graduellement la limite du banc de neige pour s’en dégager. L’idée est de suggérer au système nerveux qu’il peut relâcher, accédant à de nouvelles possibilités de détente. C’est cette communication silencieuse qui permet de calmer progressivement les signaux d’alerte envoyés aux muscles.

Les effets sont souvent surprenants. Là où certaines techniques génèrent un soulagement immédiat suivi d’un retour rapide des tensions, le Trager semble induire des changements plus profonds et durables. Les patients décrivent fréquemment une sensation de légèreté inhabituelle, comme si le corps redécouvrait sa mobilité naturelle après avoir longtemps porté une armure invisible. (2)

Au-delà de l’aspect purement physique, cette approche touche également à la dimension psycho-physique, ce qui définit bien son champ d’action. Nos contractions musculaires chroniques sont souvent les gardiens silencieux d’émotions non exprimées, de stress accumulé ou de traumatismes anciens. Par son approche respectueuse, cette approche apprivoise ces mécanismes de protection.

Cette méthode nous invite également à repenser notre rapport au massage. Dans une société valorisant souvent l’action directe et immédiate, elle nous rappelle que la douceur et le respect des rythmes naturels du corps peuvent s’avérer plus efficaces que l’intervention forcée, voire douloureuse. Elle incarne cette sagesse de l’eau selon laquelle la voie de moindre résistance peut parfois nous mener plus loin que l’affrontement direct.

Le Trager nous propose une solution : parfois, pour résoudre un problème profondément ancré, il s’agit de créer les conditions propices pour que le corps retrouve, de lui-même, son équilibre naturel. Ce qui va aussi dans le sens de « Positional release » de Leon Chaitow, aux éditions Churchill Livingstone.

Il me fera plaisir de vous faire découvrir cette approche. Une offre de découverte d’une séance de 30 minutes gratuites est en vigueur ce mois-ci. Les 29-30 mars, je serai au salon Zen et nature à Laval.

 

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