Quand j’étais à l’université en 2001, j’ai eu la chance de me faire engager comme serveuse au Salon de thé Moorside, dans le parc de la Gatineau, à la hauteur de Chelsea. C’est ainsi que j’ai découvert cet endroit, et le dixième premier ministre du Canada, William Lyon Mackenzie King.

Déjà, c’est un homme qui est fascinant. Il est extraordinaire. Je vous le dis en toute connaissance de cause. L’énergie qui est sur ce domaine champêtre de 231 hectares est assez particulière, même grandiose. Il y a une paix profonde qui règne sur les lieux. Un grand respect pour la vie se sent. C’est une énergie de recueillement. Il y a eu beaucoup d’introspection ici, et ça nous fait le même effet. Ça se passe par l’ouverture de nos énergies grâce à l’émerveillement que la nature fait sur nos sens. Il y a une tranquillité, une fraîcheur, un bonheur.

On peut visiter son chalet près du lac. Ce fut sa première demeure sur les lieux, en 1903. J’ai toujours été frustrée finalement de ne pas pouvoir prendre le temps d’y rester une journée au complet, seule, dans cette maison-là. C’est comme un souhait profond. Une journée où il faisait très chaud, j’y avais amené les enfants pour leur présenter l’endroit, la culture, la connaissance de ce personnage qui est resté le plus longtemps en poste, avec ses deux mandats comme Premier Ministre. Il y a des indications sur la bâtisse qui disent que tu n’as pas le droit d’aller dans le lac. Il y a des chalets habités autour. L’eau est pure.

J’ai demandé la permission en médiumnité à Mackenzie, si on pouvait se faire plaisir malgré la contre-indication de se baigner. J’ai eu une confirmation de cœur et je me suis baignée habillée. Mes enfants sur le bord en disant : « Maman! Tu n’as pas le droit de te baigner.» Un instant, mes amours! Maman est en mission.

William Lyon était bien en moi, et il se baignait, comme il le faisait à l’époque. C’était un moment tellement merveilleux, mais qui n’a pu durer longtemps malheureusement. Tout était parfait. Le soleil, la température de l’eau, le silence. J’ai tellement vibré, en conscience. Il m’a élargit bien des horizons dans ma structure. Il m’a parlé un peu, mais c’est loin tout ça… Je ne me rappelle plus.

Quand on va dans la deuxième section, avec la maison qu’il a fait bâtir plus tard, plus loin sur son terrain, là où est le salon de thé, on peut visiter le haut de la maison authentique, qui est gardé comme un musée. On apprend par la guide que William parlait souvent à sa mère décédée par l’entremise d’une médium. Il faisait affaire avec une dame qui canalisait sa mère pour l’aider à prendre de bonnes décisions pour la gouverne de l’état.

Je vous dirais en tout que j’ai reçu 17 contacts avec lui depuis que je connais l’endroit. C’est un homme avec une belle droiture, une grande sensibilité, très porté en énergie avec une grande ouverture de son aura. Il a une petite vibration paternelle que l’on retrouve lorsqu’on regarde son cœur, que nous sommes bien privilégiés de retrouver lorsqu’on gravite sur la même fréquence.

Récemment, lorsque j’y suis retournée, il m’a dit qu’il était difficile de venir en aide au premier ministre actuel. Autant que William travaillait avec sa force et en même temps avec sa grande sensibilité, celui d’aujourd’hui n’en fait qu’à sa tête. Il ne prend pas le temps de consulter sa sagesse, de même que celles qui lui ont succédé.

Après avoir passé près de 50 ans (de 1903 à 1950) à embellir et à agrandir sa propriété, King a légué son domaine bien aimé au peuple canadien. C’est le stationnement, en fait, qui est payant quand on y va, et prenez le temps de savourer un des délicieux thés de la place. Et ceux qui sont en coup de cœur avec la place, vous pouvez toujours vous marier dans ses magnifiques jardins et profiter du site enchanteur qu’il vous propose.

Je suis contente que cette région-là soit protégée. C’est du grand patrimoine. J’ai une grande admiration pour l’homme. Et je suis très heureuse quand un 50$ me passe dans les mains. Ça me donne l’occasion de lui faire un petit coucou et de le remercier pour tout ce qu’il est.

Bonne visite.

Julie L.