Tout d’abord, précisons que même soumis à la vaccination, affaiblis, avec une chip électronique injectée de force dans le corps, gazés et matraqués par une police ayant perdu l’esprit, mis en quarantaine ou incarcérés et drogués dans des camps de concentration « sanitaires », nous pourrons toujours travailler au-dedans de nous. Cela semble paradoxal mais notre état intérieur s’améliore souvent le mieux dans des conditions de vie difficiles. L’important est que le travail de purification en lien avec notre incarnation se fasse. Telle est notre mission de vie. Tout le reste sera de toute façon balayé par les vagues du temps. Les grandes maladies, les grandes épreuves nous purifient rapidement et nous allègent d’un poids karmique immense. La souffrance devient alors une opportunité au lieu d’être une entrave. Lorsque tout nous est retiré au-dehors, c’est alors qu’on a le plus de force intérieure pour réaliser ce travail. Lorsque de toutes parts apparaissent d’immenses difficultés et de grands obstacles, on ne peut que prendre refuge dans la lumière de son âme. C’est au moment où l’existence nous assaille qu’il ne nous reste que l’invisible et indestructible bunker des dimensions suprêmes enfouies au fond de l’âme humaine. Au niveau de cette ultime ressource, rien ni personne ne peut obstruer notre progrès vers Dieu, l’Être Masculin-Féminin de la Totalité.

 

Il n’est pas non plus nécessaire de s’affairer nous-mêmes à tout coordonner sur le plan de la matière. Il suffit parfois de simplement s’abandonner à ce qui est et d’accueillir ce que la vie nous envoie, sans résistance, en faisant confiance au Maître du Destin pour que les choses s’organisent d’elles-mêmes sans que nous ayons à fournir de grands efforts. Ce n’est jamais évident à première vue mais tout devient possible en remettant sa vie entière entre les mains du Pouvoir Divin omniscient et omnipénétrant. De plus, la plus petite goutte d’harmonie que l’on crée en soi génère un océan d’harmonie autour de soi. Réciproquement, la moindre vibration de gratitude que l’on crée autour de soi, quoi qu’il puisse se passer, se reflète au fond de nous et on se sent mieux, comme régénéré au milieu du chaos.

 

Il est vrai que le Québec traverse de nos jours une redoutable crise nationale et ne dispose d’aucune force militaire. Nous dépendons pour notre intégrité territoriale de forces armées étrangères. Si une conflagration internationale se déclare, qui défendra quoi? Si on étudie la montée et la chute du nazisme, par exemple, on s’aperçoit que les guerres sont toutes organisées longtemps à l’avance par un même état profond qui étend au monde entier le réseau de ses alliances et de ses coalitions. Les mêmes marchands d’armes conventionnelles, chimiques ou nucléaires, fournissent toutes les armées simultanément car ils n’ont pas d’idéaux. Bien à l’abri au fond de leurs bases souterraines, ils sont là pour faire des affaires sur le dos de la plus épouvantable des souffrances humaines. À tout moment, les complicités et les pactes peuvent se retourner. Les amis deviennent des ennemis du jour au lendemain et les peuples ne peuvent jamais rien prendre pour acquis. Le Canada lui-même n’est même pas un vrai pays souverain en tant que tel, mais une sorte d’hypercolonie dirigée par un ramassis de multinationales aux motivations plus que suspectes, un agglomérat de divers intérêts appelé « Canada inc » et appartenant à ce qu’il convient de désigner comme la « Couronne d’Angleterre ». Laquelle « couronne » est incrustée de maints joyaux de haute valeur sournoisement volés manu militari dans les temples des divinités hindoues au temps sinistre de l’Empire Colonial Britannique; un géant aux pieds d’argile que le Mahatma Gandhi a pu faire éclater par la seule force intérieure de son mouvement de non-violence.

 

On ne refait pas l’histoire. Nous méritons d’une manière ou d’une autre tout ce qui nous arrive. Qu’avons-nous bien pu faire ou ne pas faire dans nos existences antérieures pour en arriver à de telles situations? Qu’avons-nous pu dire ou ne pas dire pour mériter de tels dirigeants? La seule chose à faire est de pardonner et de tourner la page, ce qui n’efface pas les responsabilités des karmas collectifs mais le pardon radical et sans attente fait au moins ressortir la beauté d’un amour désintéressé sans amertume et sans rancune. Je me souviens d’avoir ressenti une véritable joie intérieure lorsqu’à 19 ans je suis entré par hasard dans un monastère pour y trouver refuge un soir d’orage et que j’ai lu dans le Règle de Saint Benoît, au chapitre sur « Les instruments des bonnes œuvres », cette superbe maxime : « honorare omnes homines » (tu honoreras tous les hommes).

 

Pour ma part, voilà ce que les douleurs de la maladie m’ont appris : j’étais broyé dans le noir le plus noir. J’étais humilié dans mon corps. Un noir complètement noir, une opacité mystérieuse qui m’ont enseigné par la souffrance physique et morale que c’est dans l’obscurité la plus complète que la purification intérieure se forme peu à peu, goutte à goutte (littéralement). La clarté lumineuse n’est que la création des choses. La lumière n’est que la manifestation. Mais le noir est plus important parce que le noir est la formation, la semence qui d’ores et déjà contient la totalité. L’arbre est dans la graine et la graine doit germer dans les profondeurs obscures de la terre. Sans les ténèbres, la lumière ne pourra jamais se manifester. Les personnes qui expérimentent des périodes de grande dépression, de grand isolement, de grande détresse ou de grand désespoir doivent le savoir. Il ne faut pas qu’elles se suicident ou qu’elles se découragent car ces périodes de ténèbres sont précieuses. J’ai entendu dire que le taux de suicides a augmenté de 600% aux USA durant le temps du confinement et que ce taux continue de grimper. C’est une véritable hécatombe. Nous devons comprendre la traversée du noir absolu avant qu’il ne soit trop tard car il n’y a pas de « undo » dans l’acte de se suicider.

 

Pour le Christ, le noir du Golgotha est la porte de la résurrection. Pour Shree Krishna, la couleur noire de Son Corps Transcendant symbolise l’accès aux mystères de la vie infinie. Pour le maître alchimiste Nicolas Flamel, le noir annonce la lumière, « l’or du millième matin » et, pour Fulcanelli, « l’œuvre au noir » révèle le sens caché des cathédrales de la conscience sacrée. Sans traverser ces épreuves de grandes obscurités, jamais nous n’obtiendrons la pierre philosophale de l’amour purifié, une pierre qui saura opérer la transmutation du plomb de nos douleurs en l’or de nos bonheurs, source d’une paix au-delà de toute paix, d’une illumination au-delà de toute illumination. Pour un Jean de la Croix, il s’agit de la « nuit des sens », une nuit obscure, ténébreuse, souvent inquiétante mais qui fait descendre sur nous une grâce au-delà de toute grâce, une science au-delà de toute science, une nuit de purification, un assombrissement nécessaire, préambule de toute haute guérison. On ne peut pas contourner le calvaire qui représente la dissolution de toutes nos constructions égotiques illusoires. Il ne peut y avoir de création manifeste sans formation préalable. La formation est l’antichambre de la manifestation.

 

Le noir n’est pas le mal. Au contraire, c’est le mystère non encore créé, la contrition avant la libération, l’évolution en élaboration, la nouvelle réalité qui se façonne mais qui n’est pas encore totalement éclaircie. En accueillant la maladie au lieu d’y résister, on commence à considérer le mal comme un élément qui peut nous faire grandir, aller de l’avant, évoluer. Et je me demande si ce que l’humanité traverse en ce moment comme épreuve n’est pas juste une occasion d’aller puiser en elle-même des ressources insoupçonnées. L’année de tous les dangers serait-elle alors porteuse d’un bien caché? La réponse est oui.

 

Tous ceux qui jardinent et travaillent la terre le savent : l’opération la plus importante se fait dans les noires profondeurs de la terre, là où il n’y a pas le moindre rayon de lumière ou la moindre couleur. Là où tout est noir. Les ténèbres absolues sont indispensables à la bonne germination des semences. C’est aussi une réalité alchimique et initiatique bien connue des anciens Égyptiens, des Tibétains, des Sumériens, des bhakti-yogis de Brindavana et des Pères du Désert des temps évangéliques. À certaines étapes cruciales de notre évolution de conscience, nous sommes automatiquement noyés dans le noir le plus intense. Nous nous trouvons alors isolés, démunis, vulnérables. Nous pouvons nous en affliger si nous ne comprenons pas les degrés évolutifs de l’âme, ou bien nous pouvons en profiter pour amonceler de vastes trésors de connaissances intérieures.

 

Nous avons le pouvoir de maudire la vie mais nous avons aussi celui de la bénir. « Bénissez ceux qui vous maudissent », dit le Grand Thérapeute de l’Évangile (Matthieu 5:44). Cela n’a rien de moral : c’est quelque chose d’expérimental. Chacune de nos pensées d’amour inconditionnel (surtout envers Kissinger et tous les individus du même gabarit cités plus haut) efface une partie de la dette qui pèse sur l’humanité. Nous pouvons ainsi éviter un holocauste nucléaire. Bénir, c’est vouloir avec une totale sincérité le plus grand bien possible pour des personnes ou des circonstances, si désagréables ou incompréhensibles soient-elles. Quand elles ne sont pas mercantiles ou mécaniques, nos bénédictions libèrent une partie de la voie évolutive par où doit passer l’humanité. La réalité vertigineuse de l’Être Divin se cache sous les strates de l’énergie vitale. Sous la forme du temps, Dieu détruit tout quand sonne l’heure de la dissolution. Et puis tout recommence dans une respiration d’infini. L’évolution des consciences n’a pas de commencement et jamais n’aura de fin.

 

Ce qui se passe aujourd’hui dans le monde est simplement circonstanciel et n’a pas de réelle densité. Tout est éphémère au niveau des énergies physiques. Seule la parcelle de vie éternelle en nous survit à la destruction des corps qu’elle anime et peut être considérée comme réelle. Tout le reste peut être considéré comme illusoire parce que rien ne dure très longtemps. Mais à partir du jour où nous réalisons que la trame de notre être le plus réel est amour absolu, alors nous devenons réellement divins, translucides, immaculés, purifiés. C’est un long chemin. Réalisés ou non encore réalisés, dans la lumière ou dans le noir, dans la maladie ou la santé, l’abondance ou la pénurie, peu importe vraiment car chacune de nos intentions positives, chacun de nos pardons, chacun de nos gestes de bonté, de reconnaissance et de gratitude envers la structure ultime de la réalité suprême comptent beaucoup plus qu’on ne pourra jamais l’imaginer. Chaque pensée positive, chaque sympathie, chaque acte de bonne volonté éliminent tout ce qui est ténébreux et qui obscurcit encore les plans subtils de la race humaine.

 

Ne nous décourageons pas devant les plans machiavéliques que quelques familles venues des plans inférieurs du cosmos tentent de mettre en marche. Les arrangements du bas-astral ne passeront pas, ou, s’ils finissent par passer, ils ne dureront pas. Quelle nuit peut résister au soleil qui se lève? Le meilleur moyen de s’affaiblir, de se faire vampiriser, de se faire aspirer ses forces vives est d’envisager le mal ou la maladie comme des ennemis. Nous pouvons choisir de considérer la situation désastreuse actuelle dans le monde comme un élément qui peut nous faire avancer.

 

Il est certain que pour le freiner dans ses pulsions dévastatrices et guerrières, l’homme doit avoir une forme de religion ou une autre. Pour être civilisé, il doit avoir une forme de culture religieuse, une tradition qui convient à son niveau d’évolution et qui puisse le relier aux grands courants de la création. Même s’il réussit à s’entourer d’un environnement technologique hautement sophistiqué, l’homme reste un animal à forme humaine s’il est sans spiritualité, sans guide et sans une forme de rituel qui lui révèle l’existence de son âme. « L’homme a besoin de Dieu, comme il a besoin d’eau et d’oxygène », dit l’illustre physiologiste français, le Dr Alexis Carrel. Toutefois, cet idéal religieux ne doit pas s’arrêter là puisque la plupart du temps la forme externe des institutions prend le pas sur le principe interne de la voie spirituelle. Ce principe est le même pour toutes les révélations et peut être défini comme le développement progressif de l’amour désintéressé. La simple conversion à une religion ne suffit pas. Il nous faut aller plus en profondeur afin que le cœur ressente la joie d’une vocation sincère. La conversion doit devenir une vocation. Toute âme qui s’élève ainsi élève en même temps le monde entier. Sans cet irrésistible retour vers l’être profond, la religion n’est souvent qu’une falsification, un pâle substitut de l’authentique esprit de service rendu à l’Objet d’amour suprême.

 

La fibre amoureuse de toute introspection réelle ne doit pas manquer à l’appel. Elle doit nous embraser. Elle doit dévorer, consumer, anéantir tout ce que nous croyons être et que nous ne sommes pas. Seule cette fibre détient le pouvoir unique de pacifier l’univers et de construire l’alliance entre l’amour humain et l’amour divin. Ce n’est plus un mystère pour tous les cœurs ouverts aux dimensions de l’invisible car cette lumière véritable répand ses rayons sur nos origines, sur nos destinées, sur le sens de nos vies et sur notre destination ultime.

 

Ce n’est pas une religion ou une autre qui nous sauvera. Ce n’est pas un guru ou un autre qui nous libérera. Ce n’est pas un mantra ou un autre qui nous délivrera. Ce n’est pas un yoga ou un autre qui nous transformera. Qui le fera? C’est uniquement l’énergie d’amour inconditionnel que nous aurons bâtie au fond de nous sous l’effet de la grâce des guides et de Dieu Lui-même. C’est cette shakti interne qui viendra à notre aide au moment des grandes épreuves, des grandes douleurs, à l’instant où nous en aurons le plus besoin. Il est dit qu’un pur dévot ne demande pas à Dieu de le libérer des souffrances matérielles. Souffre-t-il vraiment alors? Oui et non. Son corps souffre sans doute mais sa conscience n’y est plus assimilée. Il ne s’y identifie plus. Les faux concepts entretenus dans le mental au sujet des conditions du corps semblent avoir été éliminés. Il fait simplement confiance, en pleine conscience de l’amour infini qu’il porte en lui. Quoi qu’il lui arrive, il reste dans la joie parfaite du prophète d’Assise et de Sainte Claire, sa contrepartie féminine, car il comprend que lui seul est responsable des tribulations qu’il est appelé à subir. Comme un nouveau-né fait entièrement confiance à sa mère dont il est totalement dépendant. Il ne cherche plus à être compris mais veut comprendre. Il suit dans les traces de Claire qui ne cherche pas à être aimée mais veut aimer.

 

Tout le travail d’une vie est là, dans la dissolution graduelle du contrôle de l’ego et l’élimination de la lutte pour l’existence. Que faire quand tout s’écroule autour de nous et que notre corps part à la dérive? La plus grande partie du travail consiste alors à garder pleine confiance en la grâce super-subjective de la Providence. Rien n’arrive par hasard. Même mal emballé en apparence, un cadeau reste un cadeau. Ce cadeau ne se reçoit ni dans le passé ni dans l’avenir et c’est pour cela qu’on dit qu’il est « un présent ». La vie est une offrande parfois terriblement amère. À un niveau inférieur, les gens souffrent parce qu’ils luttent avec la vie. Les résistances bloquent la descente de la grâce sous toutes ses formes et empêchent les énergies vitales d’abondance de circuler librement. La pénurie s’installe. Beaucoup n’ont pas assez à manger. Certains manquent de tout.

 

Faisons notre possible pour améliorer les choses de l’intérieur et nous verrons d’étonnants miracles s’accomplir à l’extérieur. Faisons notre possible pour éviter l’avènement catastrophique du Nouvel Ordre Mondial de Kissinger et de ceux qui lui ressemblent. Ce nouvel ordre est en réalité un grand désordre et annonce la fin de toute civilisation humaine. Et puis, en fin de compte, lâchons-prise, détachons-nous complètement des résultats. Enterrons la hache de guerre. Signons un traité de paix avec nos conditions d’existence quelles qu’elles soient. Commençons là où nous en sommes. Remettons les clés du contrôle de l’univers entre les mains de la Sainte Providence. Nous ne sommes pas seuls. Nous sommes aimés. Nous sommes voulus et désirés. Nous sommes invités et attendus. Abandonnons-nous au pouvoir supérieur de l’aspect de Dieu qui nous fascine le plus. Laissons-Le nous prendre dans Ses bras tout-puissants. Le Mental Universel se révèlera à nous sous l’aspect que nous aimons le plus. Cela ne peut pas ne pas être.

 

Un de mes amis ambulancier me disait qu’il n’y a jamais d’athées quand on vient libérer les grands blessés avec des pinces de désincarcération lors des graves accidents de voiture. Quoi qu’il arrive, si nous réussissons à spiritualiser les ténèbres, nous transformerons le mal en bien. Même la mort du corps n’aura plus aucune emprise sur notre esprit. Au-delà des mille et une tragédies de civilisation qui défilent sans cesse sur l’écran des existences, nous découvrirons une dimension de charme, de beauté et d’amour. Et ce sera notre plus belle victoire.