Les milieux scientifiques excluent les phénomènes qui se produisent de manière imprévisible lorsque ces évènements ne peuvent être expliqués par les lois connues qui régissent le fonctionnement de l’univers. La démarche des savants rejette l’idée qu’il puisse exister des lois encore inconnues produisant des « miracles ». La raison en est que les multiples dimensions de la réalité supranaturelle ne sont pas encore enseignées dans les programmes d’éducation. Je souscris à cette idée puisqu’une philosophie sans science n’est qu’une sorte de superstition alors qu’une science sans philosophie n’est qu’une forme de spéculation. Si science sans conscience n’est que ruine de l’âme, comme le disait Rabelais, on pourrait tout aussi dire que conscience sans science n’est que pure idolâtrie. Même si nous ne les connaissons pas encore et qu’il nous est difficile de les définir avec précision, les lois supranaturelles de l’esprit seraient pourtant tout aussi naturelles que celles régissant la matière.

Lorsqu’on parvient à prouver, lors d’une expérience à double aveugle et sous contrôle strictement scientifique, l’impact statistiquement significatif des prières de bienveillance sur un groupe de patients souffrant de maladies coronariennes, nul ne peut plus ignorer les faits. Quel que soit le nombre de lettres que nos prestigieux médecins alignent à la suite de leurs noms (MD, PH.D, etc.), ils sont appelés désormais à postuler qu’une causalité supranaturelle, non locale, non linéaire et non matérielle est à l’œuvre dans de telles expériences. Pour mémoire, rappelons que le professeur Emoto, au Japon, a scientifiquement prouvé depuis longtemps que nos qualités de conscience changent radicalement la composition moléculaire de l’eau.

D’après de nombreuses autorités reconnues sur les méthodes de guérison non conventionnelles (dont l’illustre Dr Dossey), il existe plus de 150 études publiées qui démontrent sans l’ombre d’un doute l’efficacité médicale des prières de bienveillance. Lors d’une de ses nombreuses interventions médiatiques, le Dr Dossey déclarait dans le Seattle Times, le 2 février 1993 : « C’est un des secrets les mieux gardés de la science moderne. Les médecins supposent que cela ne peut pas être vrai, mais ils ne peuvent pas faire disparaître les faits. » Je connais personnellement aux États-Unis de bons médecins qui reconnaissent la réalité de ces faits mais qui n’en parlent qu’à demi-mots de peur de perdre leur licence.

Même si la science moderne n’admet que l’existence de lois physiques (chimiques, biologiques, génétiques, etc.), certains milieux d’avant-garde dans le domaine de la médecine acceptent qu’il puisse exister des lois supra-physiques. De plus, on ne compte plus les astrophysiciens qui constatent avec émerveillement que l’univers ne fonctionne pas comme un mécanisme matériel inerte, mais bien comme une pensée, comme une conscience, avec ses propres états d’esprit, c’est-à-dire avec ses propres lois spirituelles.

Comme le mentionne Pierre Pradervand dans ses ouvrages sur l’art de bénir, si le terme « Love Divine » ou « Amour Divin » vous agace, trouvez autre chose, utilisez une expression comme « force de vie », « loi d’harmonie » ou toute autre expression qui vous convient. Les mots possèdent leurs propres forces émotionnelles. La forme externe des mots est limitée; l’énergie interne que l’esprit y insuffle est bien plus importante que les petites conventions socioculturelles saturées de préjugés qu’on veut bien leur prêter. Il serait contreproductif de standardiser les effets bienveillants de l’altruisme ou de l’amour divin car ils touchent des gens de toutes cultures, de tous les âges et de toutes les convictions, même des athées.

La transmission d’une énergie d’amour inconditionnel n’est ni une supplique ni une demande répétée sur un ton mécanique. Ce serait plutôt l’activation spontanée d’un principe universel de l’ordre du bien infini. Cette activation dépend de la pureté de nos motivations, de notre liberté et de la compréhension profonde des lois qui régissent la loi suprême de toute existence : l’attraction universelle. Et si nous voulons nommer cette activation une « bénédiction », souvenons-nous qu’elle n’est pas réservée qu’aux prêtres, loin de là, quelles que soient leurs idéologies ou leurs traditions. Aucune consécration particulière, aucune croyance spécifique n’est nécessaire pour aimer et bénir son prochain (ou son lointain).

Dans un de ses brillants articles, Jacques Languirand considérait cette idée de bienveillance comme un facteur évolutif de santé. Et il n’avait pas tort. En effet, il a été prouvé que l’élimination d’une vision négative, voire hostile et cynique de l’existence, est un facteur d’amélioration de notre santé et de notre mieux-être. Une vision confiante, aimante et amicale est toujours associée à des niveaux moins élevés de mortalité, alors qu’un état d’esprit hostile, vengeur et colérique est toujours en lien avec des niveaux élevés de morbidité.

Ce n’est pas nouveau. En 1974, deux cardiologues de San Francisco, les docteurs Meyer Friedman et Roy H. Rosenman, montraient les liens étroits entre les attitudes mentales et les troubles cardio-vasculaires. S’appuyant sur de nombreuses études, ils ont identifié le type humain susceptible d’être victime d’une crise cardiaque. En voici les caractéristiques : ambition excessive, sens exagéré de la compétition, grande impatience et sentiment harassant de l’urgence de tout. (Reconnaissez-vous quelqu’un?)

Lorsqu’on se voue à un combat acharné contre les circonstances, contre le temps, contre ce qui nous arrive ou ne nous arrive pas, contre les évènements de notre vie quotidienne, on manifeste une forme d’agressivité passive que nous essayons de camoufler sous une belle rationalité. Pourtant, dans notre cœur, se jouent une profonde insécurité, un grand désarroi. On devient progressivement hostile et cynique. On pense que les autres vont forcément nous exploiter et donc nous créons en nous une atmosphère de doute et de méfiance. Ces fréquences toxiques créent un état d’esprit négatif. Ce signal est porté par nos molécules de transmission (neurotransmetteurs) et certains réseaux neuronaux sont alors créés. Si elles sont renforcées quotidiennement par des pensées négatives, par des critiques, des médisances, reproches ou remarques malveillantes, ces avenues neuronales finissent pas générer la manière dont nous concevons la vie; et cette conception particulière de l’existence est à l’origine des conditions dans lesquelles nous vivons, c’est-à-dire avant toute autre chose notre santé émotionnelle. À mesure que l’impatience et l’urgence de cet état d’esprit ambitieux et exagérément compétitif se développent, il appelle le déploiement d’un ensemble de réponses hormonales encore plus mortifères que celui de la colère.

Comme le disent les enfants : c’est celui qui le dit qui l’est! Nous devenons la substance avec laquelle nous jugeons les autres. La faute que nous voyons chez l’autre prend racine en nous et finalement, « ça en prend un pour en reconnaître un autre ».

Le traitement de ce genre de malaise chronique est d’une évidente simplicité : il suffit de changer la perception de notre environnement psychosocial. De la compétition et de l’exploitation, on passe à une perception qui inspire une attitude d’entraide, de service et de coopération. De la calomnie, nous passons à l’apologie.

Le service aux autres réduit les tensions occasionnées par le stress et diminue l’angoisse. Les effets de l’altruisme et de la gentillesse sont indéniables. Aimer les autres fait du bien. Vouloir les aider est une source de guérison. Pourquoi? Tout simplement parce que nous ne pouvons trouver à vivre en harmonie avec nous-mêmes que si nous vivons en harmonie avec les autres. On obtient ce que nous désirons en aidant les autres à obtenir ce qu’ils désirent. Ce que nous souhaitons pour les autres, nous le recevrons. Amusons-nous à bénir malgré les apparences.

Même au sein des groupes religieux avec qui j’ai socialisé par le passé, j’ai remarqué que les membres d’une même famille se blâment les uns les autres. Le mari blâme sa femme et l’épouse blâme son mari. Les parents blâment les enfants et les enfants blâment les parents. Le guru se blâme lui-même et le disciple blâme le guru. Le frère cadet blâme le frère aîné et inversement. Le patron blâme ses employés et les employés blâment le patron. La liste est illimitée. Le locataire blâme le propriétaire et vice-versa. La maladie devient alors chronique. On finit par blâmer la lune, le temps, la vie, les étoiles, les extraterrestres, Dieu et tout le reste.

Et si la guérison était de faire monter consciemment, du plus profond de soi, une énergie qui s’apparente à la bienveillance envers l’existence entière? À l’instant précis où on vous attaque, au moment fatidique où une personne exprime de l’agressivité envers vous, allez-y carrément, répondez aussitôt par une onde d’amour divin. Appelez cette onde comme ça vous chante, aucune importance. Appelez la Mère Divine, la Grande Conscience, Sainte-Thérèse, peu importe. Cette puissance innée vient de la vie totale qui nous anime tous en tant qu’êtres vivants. La vie vient de la Vie. Un être vivant sera toujours à l’origine de la vie.

La vie est divine parce qu’elle est infinie. Elle est insondable parce qu’elle représente la Totalité, sans commencement ni milieu ni fin; et nous en faisons partie intégrante, qu’on le veuille ou non. Que vous invoquiez Christ, Krishna, Allah, Jehova, Bouddha ou tout autre aspect de la Divinité n’a pas de réel impact sur l’énergie que vous envoyez consciemment vers la personne qui vous agresse. Cette énergie accommode tout et accueille tout en elle. L’important est qu’à l’instant de bénir, notre conscience ne se situe plus sur la plateforme mentale ou intellectuelle qui est en lien avec les identifications illusoires du faux égo; l’énergie doit jaillir volontairement de notre axe spirituel, l’étincelle de lumière transcendante qui anime l’enveloppe charnelle que nous croyons être pour un temps limité.

Impersonnelle ou personnelle, l’énergie est la même parce que les aspects de l’Entité Complète du Divin englobent tout ce qui est. Il y a distinction dans la non-distinction. Unité dans la multiplicité. Dans ses commentaires sur les versets sacrés du Srimad-Bhagavatam, Sa Sainteté A. C. Bhaktivedanta Swami dit que pour un être éveillé, la Substance Divine Infinie est impersonnelle et personnelle. Difficile d’être plus clair. C’est la conception que nous en avons qui importe le plus; l’aspect extérieur est sans réelle valeur. Notre âme indivisible progressera jusqu’aux multiples demeures de l’Âme Suprême qui se révèlera selon notre degré de lâcher-prise et de non résistance aux circonstances. L’Infini est en tout et accepte l’aspect qu’on lui donne.

Dès que vous envoyez cette force de l’ordre de l’amour mystique vers l’autre et que vous considérez l’être qui vous attaque comme une parcelle de lumière absolue, vous le bénissez totalement, sincèrement, joyeusement, et vous créez ainsi un bouclier d’énergie subtile qui vous protège, qui le protège également, et détourne de cette manière les gestes ou les paroles meurtrières qui vous sont adressés. Essayez, vous verrez, ça marche! Si vous n’y croyez pas, considérez cette proposition comme une simple hypothèse de travail, une expérience à tenter.

J’ai moi-même solutionné de grandes épreuves dans ma vie avec l’aide de cette énergie de bienveillance universelle. J’ai pu ainsi récupérer l’ensemble de mes œuvres musicales qu’une personne que je prenais pour un gérant tentait d’usurper. J’ai fini par bénir ce pauvre énergumène et mes droits me sont revenus par une soudaine décision légale, comme par enchantement. Lors d’un voyage en Inde, en 1973 près de Richikesh dans l’Himalaya, je me suis fait violemment attaquer en pleine nuit à l’arme blanche par trois gros gaillards complètement intoxiqués. Comme je me rendais compte qu’il était inutile de lutter, au dernier moment je leur ai lancé de toute la force de ma voix le mantra protecteur de bienveillance dédié à l’avatara divin Lion-Homme (Nrshigadev). Miracle? Eux-mêmes un peu surpris, ils m’ont immédiatement lâché et m’ont laissé partir en paix.

À une autre époque, la maison de disques qui me produisait s’est mise elle-même en faillite organisée et je me suis retrouvé du jour au lendemain sur l’aide sociale durant quelques mois. J’étais libre mais ruiné et plusieurs créanciers agressifs frappaient à ma porte. Que faire? Au bout de quelques jours, je me suis mis à bénir tous les individus impliqués dans cette affaire, en les nommant avec précision dans mon esprit et dans mon cœur. Le résultat ne s’est pas fait attendre bien longtemps. Dans les jours qui suivirent, je reçus une série de lettres spécifiant que toutes les parties en cause s’étaient désistées. Tout est rentré dans l’ordre comme par un coup de baguette magique. Je suis encore aujourd’hui ébloui de la rapidité des effets de l’activation de cette inconcevable énergie et de l’art d’envoyer des ondes de bienveillance. Ça marche!

Tout cela se fait sans effort. L’amour non-linéaire, par constitution, est notre nature. Inutile de blâmer les autres pour ce qui nous arrive. Nous avons probablement fait subir la même chose, ou pire encore, à quelqu’un d’autre dans une vie passée et nous ne faisons que récolter ce que nous avons semé. On se détend. Les représailles n’apportent que de la douleur à toutes les parties en cause. La bienveillance, l’amour détaché et le pardon apportent le bonheur, le vrai bonheur, celui de la paix intérieure. Choisissez la bienveillance. Informez-en les Juifs-Américains, les Iraniens, les Chinois, les Russes et toutes les armées nucléaires du monde. Bénissons nos ennemis et nous sauverons cette civilisation. Médiatisons l’esprit de vengeance et nous la détruirons. Notre choix est clair. Soyez heureux et que tout vous réussisse.