Et après ?

Oui, après la pandémie, qu’est-ce qu’on fait?
Qu’ai-je appris pour être mieux dans ma peau?
Qu’est-ce que ce temps de pause m’a permis de comprendre?
Ai-je été passif, cherché à simplement me changer les idées?

Pour moi, ça été un temps où j’ai eu le temps …

Qu’ai-je appris pour être mieux avec moi-même ? Certainement, le temps de méditer, d’entendre ma nature intérieure, celle de l’intelligence intuitive du cœur, avoir plus de temps pour me centrer sur les valeurs fondamentales de gratitude, de générosité qui renforcent mon système immunitaire.

Qu’ai-je appris, observé ? La montée d’un autre virus (ou deux) celui de la peur (qui entraîne souvent l’énergie de victime) et avec l’agressivité des propos sur le web. La peur, c’est aussi le stress : nous entrons alors dans un état d’être prêt à se battre ou fuir. Le stress active l’adrénaline et le cortisol, qui nous place dans un état mental sur la défensive, prêt à se battre ou fuir. Ce virus mental nous fait voir tout comme des ennemis, nous entrons dans l’état de victime. Nous le savons tous, le stress brouille les perceptions. Demandez à un étudiant stressé devant un examen, le résultat : plus d’accès à sa mémoire, un blanc.

Qu’ai-je appris ? À développer mon sens de l’observation. Être capable de ressentir au-delà du masque le sourire de la caissière ou sa crainte. Percevoir les jeux sous-jacents de pouvoir. Observer calmement.

Si je demeure dans un état de calme intérieur (State of Ease chez HeartMath) je peux observer, autrement je suis entraîné dans un tourbillon d‘émotions troublées qui flottent dans l’air.

Qu’ai-je envie maintenant que cette crise se dissipe lentement ? Revenir tel que j’étais? Ou apporter maintenant des changements constructifs ? Mon choix est clair. Apporter un peu plus de paix dans ce monde, un peu plus de lucidité.

La pause Covid, le confinement était-il nécessaire ? Nous ne le saurons jamais, la prévention ne se mesure pas en des résultats immédiats, contrairement au laisser-aller.

La pause Covid m’a certainement permis de prendre du recul face aux événements, m’a permis d’être en contact avec moi-même, de ne pas me laisser entraîner dans l’état de victime. J’ai pu observer des gens devenir réactifs, sensibles et parfois susceptibles et d’autres garder leur calme.

J’inspire un peu plus lentement et un peu plus profondément qu’à l’habitude, j’inspire et j’expire en imaginant que l’air passe par la zone de ma poitrine, celle du cœur.

J’inspire en imaginant, visualisant, ressentant une émotion agréable, nourrissante (vos petits-enfants, votre animal domestique, un peau paysage, le bruit d’une cascade …)

Je maintiens cet état, tout en respirant profondément sans effort, je maintiens cet état si possible cinq minutes.

Je vous souhaite du calme, de l’objectivité.

Louis-Michel Martel

PS : Le fascicule « L’état de calme » est disponible sur le site de HeartMath, ou sur demande à mon courriel. C’est gratuit.