Essentiellement, pour le moment, je dépeins la déliquescence de l’ensemble de nos sociétés aux prises avec une réalité complètement surréaliste. C’est un cauchemar éveillé qui nous ramène à nos terreurs nocturnes d’enfant alors qu’avec ce sentiment d’être mal-aimés, nous ne cessions de nous faire sermonner comme en jardin d’enfance avec des non, des ne pas, des interdits, des portes cadenassées et là s’y ajoutent dans notre adulte condition, des rues désertes, des fantômes sans joie ni visage qui osent braver la pestilence et font de leur mieux pour ne pas répandre la mort juste à respirer, alors oui peut-on avoir un peu de zénitude, PLEASE???

Là où je vis, un splendide complexe semi-urbain, c’est devenu un centre de transition qu’on impose aux détenus à peine libérés, avec un gardien vêtu de noir et qui envoie régulièrement des messages à tous en GROSSES LETTRES CAPITALES D’UN ROUGE SANG DRACULÉEN.

J’espère qu’il n’y a pas de Juifs dans notre building parce que c’est cette atmosphère que cela crée, propice à la délation la plus vicieuse; et qui sait si ce ne sont pas eux les responsables du virus, hein? N’ont-ils pas été responsables de tout, incluant l’assassinat de Jésus???  HEIN?

Vous reconnaissez cette rhétorique délirante de meurtriers en puissance? Pas si loin que ça dans notre passé collectif et même les bons et gentils Français se sont fait prendre avec la collabo dans le sac.

Elle est à portée de main, cette même folie. Les autorités, dans leur inconscience totale et absolue du mal d’âme instillé, fruit de leur incompétence atavique en dehors de la collecte des taxes, et pour nous préserver d’une vilaine toux (à moins d’être une personne très âgée en soins de longue durée, nos chances d’y rester sont de moins de 1%), elles nous ont fait perdre nos repères, notre compas spirituel et tout notre comportement qui est affolé. Ce mot vient de « folie », laquelle nous guette si ce cirque d’horreur des « 19 Covid Brothers » se poursuit encore.

Sommes-nous tous en transe collective? Sommes-nous tous comme les adeptes fanatisés de religions à marcher sur les genoux, les bras en croix en psalmodiant Arrruuudaaa, Arrruuudaaa, Arrruuudaaa?

Je parcours ce qui s’écrit, se dit, se crie, se pleure sur tous les supports et soudainement, telles des harpies, je vois des visages décomposés par la peur, la panique, le trouille-o-mètre dans  le rouge, de la part de gens qui, il n’y a pas deux mois, avaient du jugement, savaient lire des graphiques, savaient compter et comprendre des pourcentages, savaient faire la différence entre un raton-laveur qui fait tomber une poubelle dans l’allée et un vélociraptor enragé dans le garage.

Mais là, ils sont devenus méconnaissables et leur attitude licencieuse, il s’en faut, est aussi contagieuse que le foutu virus. Alors oui, je me tiens à 2 mètres d’eux mais pas pour les raisons que vous pensez. Il y a des ondes mentales qui créent des images rebutantes à souhait et la peur affichée par ces désespérés(es) sied mal à mon côté plutôt cool et qu’un tremblement de terre de 9 pourrait faire réagir, mais pas en bas de ça.

Alors, la zénitude, please. Ça URGE! Quant à moi, je fais ce qu’on me dit et je m’en lave les mains!!!