Nous avons tous vécu la perte d’un animal qui nous a touchés un jour ou l’autre. Lorsque notre petit ou grand compagnon nous quitte de mort naturelle, il nous manque assurément. Lorsqu’en plus, nous devons prendre une décision difficile concernant sa santé, recourir à l’euthanasie ou donner un animal en adoption, nous vivons alors des sentiments particulièrement difficiles. Ces sentiments s’ajoutent à ceux que nous éprouvons déjà pour la séparation avec notre animal de compagnie.

Aujourd’hui, la loi reconnaît que les animaux sont des êtres sensibles et pas de simples objets, ame des animaux est aussi précieux que le notre. La science est même parvenue à démontrer cette sensibilité insoupçonnée chez les poissons et même chez les plantes. À mon avis, l’être humain descend peu à peu de son piédestal, mais en même temps il grandit peu à peu en conscience.



Je ne suis pas un spécialiste de la communication animale mais je sais que le corps physique n’est pas à la base de la conscience et encore moins à celle de l’ame des animaux. Donc, derrière le cerveau plus ou moins complexe d’un animal, se cache une conscience de la même nature que la nôtre. Nous sommes tous égaux en conscience, cela je le sais à partir de ma propre intuition. Lorsqu’il s’agit de constater la «qualité élaborée» de leur conscience, je dois faire comme vous et me fier aux témoignages des spécialistes en communication animale. Pour ma part, mon expérience télépathique avec les animaux se limite à la forme physique et est donc d’un intérêt limité. Sans surprise, leur mental physique est moins élaboré que le nôtre.

Mais lorsque vient le temps de communiquer réellement de conscience à conscience ou d’âme à âme, selon Lili-Anne Beaulac, experte en communication animale, il semblerait que l’âme des animaux n’a rien à nous envier. Pour comprendre ces différences, il faut s’en remettre à ces experts. Vous pouvez aussi trouver d’excellents livres sur ce sujet.

Attention, pourtant, à ne pas faire d’anthropomorphisme. L’expérience et le point de vue de l’âme animale peuvent être différents de notre expérience et de notre point de vue humain. Comme l’explique Penelope Smith dans son livre Les animaux ne meurent pas, la conscience de l’animal peut être moins attachée à la forme physique que nous le sommes à notre corps humain. Par ailleurs, combien d’entre nous confondons notre conscience et nos pensées, à titre d’exemple?

En général, nous sommes peu conscients de la partie spirituelle de notre être. Nous avons fortement tendance à nous identifier à notre expérience matérielle. Il en découle que, pour nous, la durée est souvent jugée plus importante que la qualité de notre expérience terrestre. Sur ce point, il semble que les animaux comprennent souvent mieux que nous qui ils sont et ce qu’ils sont durant leur incarnation dans un corps physique. Grâce à cette perception différente, ils sont parfois moins attachés que nous à la durée de leur vie matérielle et ils privilégient la qualité de l’expérience. Autrement dit, ils sont souvent plus conscients de leur continuité spirituelle et attachés aux liens invisibles qu’ils ont tissés avec leurs compagnons d’incarnation humains. Ils sont pour nous des enseignants dans ce domaine.

La peine que nous avons pour nos compagnons et animaux de compagnie est légitime, autant que les joies qu’ils nous procurent. Mais avant de leur prêter nos propres émotions, il faut se demander quel est leur point de vue sur la situation. Il se pourrait que la durée ne soit pas leur premier critère pour juger la qualité de leur vie auprès de nous. En cela, je leur donne entièrement raison. Nos émotions sont les nôtres et c’est nous qui nous jugeons parfois sévèrement tout comme celle de ame des animaux.