Ben oui, mon cœur sait. Mais comment se fait-il que je ne sache pas MOI; je ne l’entends pas cette voix. C’est du moins un commentaire que je reçois de temps en temps. Si vous espérez l’entendre comme à la radio, ce n’est pas vraiment ça; c’est plus subtil.

Quand nous sommes venus au monde, il n’y avait pas de mode d’emploi ni pour les parents ni pour VOUS. Quand nous sommes venus sur terre, nous ne comprenions pas cette réalité terrestre. Dans l’au-delà, les règles sont bien différentes. Nous avons dû apprendre comment fonctionne ce monde. Vous est-il arrivé de regarder ce qui se passe en vous disant que ça n’a pas de bon sens la manière dont ça fonctionne. Donc, nous nous sommes posé la question, à savoir, comment ça marche et nous avons découvert les divers fonctionnements dans la société. Nous avons créé un mental pour nous donner les réponses pour nous intégrer. D’ailleurs, regardez les ados. Ils veulent être comme les autres de la gang. Ceux qui sont différents sont souvent marginalisés.

De plus, des personnes bien pensantes, parents, patrons, amis, la société nous ont proposé certains conditionnements. De plus, notre mental se bat pour défendre la justesse de cette réalité. C’est de l’homogénéisation par le mental. Dans le fond, nous savons, notre cœur sait que ce ne sont pas les valeurs du cœur.

Plusieurs personnes ne croient que ce qui est prouvable « scientifiquement », ce qui est mesurable, quantifiable … je me demande s’ils croient à l’amour. Je n’ai pas trouvé « d’amouromètre », ni de « colèromètre » non plus.

Bref, nous sommes le produit d’une foule de conditionnements et en vieillissant, nous nous apercevons qu’il y en a beaucoup qui sont inutiles. Ces conditionnements sont comme plusieurs voix qui se manifestent, gérés par le mental et qui enterrent cette fameuse petite voix qui est l’intelligence intuitive du cœur.

Comprenez-vous pourquoi il est difficile d’entendre la petite voix intérieure, le murmure du cœur?

Alors, tous ces conditionnements, qui, en fait, sont des jugements sur ce que devrait être la vie. Suis-je prêt à les détruire? Suis-je prêt à laisser apparaître ma vraie nature? La nature que nous avons de joie, de gratitude, d’amour, donc de laisser paraitre les qualités du cœur. Notre cœur qui s’est vu recouvrir, au fil des ans, de plusieurs couches de conditionnements, de jugements. Le plus québécois et dévalorisant des conditionnements étant « on est né pour un petit pain ». Ça ne se fera pas instantanément.

Chaque fois que je m’observe à être attiré dans une émotion drainante, si je fais la respiration du cœur, je recharge ma batterie. J’augmente ma résilience au lieu de la diminuer.

Et quand une personne sera agressive, dénigrante avec moi, suis-je prêt à rester neutre et non pas à la juger en retour. Prendre une bonne respiration et répondre : « c’est un point de vue intéressant ». Alors, on peut rester plus facilement centré sur nos propres affaires au lieu d’être entraîné vers un autre chemin qui n’est pas le mien.

Suis-je prêt à laisser aller les émotions qui drainent mon énergie? Je sais, ce n’est pas évident au début; nous sommes conditionnés à répondre du tac au tac, on me parle agressivement, soit je réponds sur le même ton, soit je dis dans ma tête que cet autre qui m’insulte est un deux de pique. Ces gens qui nous jugent, nous insultent tentent de nous entraîner avec eux dans cette énergie malsaine. C’est une forme de manipulation. Qu’est-ce que je désire?

C’est tellement confortable de ne pas changer, de demeurer dans un état d’esprit acquis de toutes sortes de manières. Et après, on se demande pourquoi la vie est si plate et rien ne change. Suis-je prêt à changer?

Le changement est parfois inconfortable, et nous avons été conditionnés à rechercher le confort. Et nos vieilles habitudes, conditionnements devrais-je dire, sont confortables tout comme nos vieux souliers qui nous font parfois mal aux pieds. C’est facile d’être sur le pilote automatique de ces conditionnements. Le soulier neuf me demande de m’adapter à une nouvelle réalité.

Faire la respiration du cœur est un des moyens de changer. La cohérence n’est pas seulement un moyen de gérer le stress. Une fois ce dernier sous contrôle, nous accédons à la petite voix du cœur, à son intelligence.

Faire régulièrement la respiration du cœur présente plusieurs avantages. Nous respirons non pas pour vivre, mais pour ne pas mourir. Le premier avantage sera très physique : avoir le sang mieux oxygéné. Ensuite, prendre de profondes respirations nous détend, nous aide à arrêter de penser. Penser à la joie et à la gratitude est nourrissant; le faire pendant cinq minutes est bénéfique. Ce qui en découle est une stimulation du système immunitaire et, à l’opposé, cinq minutes à se remémorer une colère, une situation de victime affaiblit ce système jusqu’à 6 heures.

Votre vie est trop occupée pour faire cinq minutes de respiration du coeur me direz-vous? Alors je fais une comparaison très simpliste. Le cinq minutes est comme mettre cinq dollars en banque; le faire une minute, un dollar et quelques respirations avec un ressenti agréable c’est comme mettre 50 sous en banque. Au début c’est plus long de ressentir lorsque nous entrons en cohérence, avec la pratique c’est presqu’instantané.

Avec la pratique de contacter la petite voix toute douce de votre cœur, votre vie sera plus douce et votre énergie remontera graduellement. Cette sensation n’a pas de mots. L’intuition se développe alors peu à peu à mesure que nous arrivons à faire le tri entre l’intelligence du cœur et les conditionnements du mental souvent utiles mais parfois teintées de peurs. D’ailleurs, écoutez les publicités; elles sont souvent basées sur la peur … « vous serez en sécurité avec le détecteur d’angle mort, de collision imminente », « protection contre les fuites ».

Êtes-vous prêt à laisser ces conditionnements? Êtes-vous prêt à laisser de la place à l’énergie du cœur? Êtes-vous prêt à l’inconfort du changement? Quatre ateliers pour établir les bases du changement vers ce que votre coeur veut vraiment.

Louis-Michel Martel