Je ne parle jamais de religion et, lorsque je parle du divin, j’essaie de n’offenser personne dans la mesure du possible.

Disons d’abord que pour moi, chacun est libre d’avoir sa religion, ou de n’en avoir aucune. Il s’agit du libre arbitre de chacun et je n’ai pas à juger qui que ce soit à ce sujet. Mais, je suis le premier à le dire, ne pas juger est tout un défi! Faisons de notre mieux si vous le voulez bien.

Cette vérité sur la difficulté à ne pas juger a été admirablement exprimée par M. Neale Donald Walsch dans ses livres « Conversation avec Dieu ». Il nous a fait découvrir un Dieu différent de la représentation chrétienne traditionnelle. Il n’a pas parlé de religion mais il a parlé de Dieu, et les réactions ont été nombreuses dans les milieux religieux, malgré l’appui de millions de lecteurs dans le monde.

Le Dieu décrit par M. Walsch ne juge pas et il permet tout. Un Dieu pour lequel il n’y a donc ni bien ni mal. Un Dieu qui pourrait nous sembler amoral tellement il est dans l’acceptation inconditionnelle. Un Dieu pour qui les expériences humaines sont toutes aussi valables les unes que les autres. Par conséquent, il est impossible de l’offenser ou de lui déplaire. N’est-ce pas une description étonnante de Dieu?

Il faut pourtant aller un peu plus loin pour comprendre le Dieu décrit par M. Walsch, sinon nous resterons sur une fausse impression. Lorsque nous parlons de Dieu, rappelons-nous que l’absolu demeure au-delà de notre compréhension. Alors, restons zen et admettons humblement que nous avons du mal à comprendre Dieu.

  1. Walsch a simplement dit une vérité : Dieu ne juge pas et il nous a donné le libre arbitre. Puis, il nous l’a exprimé jusqu’à la conclusion logique. Si l’on étudie l’histoire de l’humanité et toutes les horreurs commises au nom de Dieu, je dirais que les faits donnent raison à M. Walsch : Dieu ne juge pas et il permet tout, même le pire!

Pourquoi Dieu devrait-il se limiter à nos croyances et à nos attentes? Ce Dieu est difficile à accepter et à comprendre pour plusieurs et cela a soulevé quelques passions.

Pour comprendre cette vision de Dieu, il faut dépasser ses propres croyances et laisser la théorie aux philosophes. Pour le comprendre, il faut mettre soi-même en pratique ces deux règles décrites par le Dieu de M. Walsch : ne pas juger et respecter le libre arbitre de chacun.

C’est en appliquant ces deux principes très simples dans votre quotidien que la compréhension d’un Dieu inconditionnel et amoral opère. Ne pas juger et respecter le libre arbitre de l’autre est une puissante forme de contrainte, en réalité. Essayez-le, vous le comprendrez.

Je ne parle jamais des religions car à mes yeux, la source de nos problèmes n’est pas dans les religions. Je parle uniquement et toujours de l’humain car l’on retrouve les mêmes travers humains à la fois en dehors et dans les religions. Les vrais sujets sont universels et au-delà de nos différences religieuses et culturelles.

Je conçois que cela prend du temps pour comprendre que nous créons notre réalité collective et nos propres états d’être. Un sujet que j’ai eu grand plaisir à explorer dans mon nouveau livre « Retrouver son espace intérieur – Un dialogue avec l’âme » aux Éditions le Dauphin Blanc.

D’ici à ce que nous puissions le comprendre, nous sommes invités à faire preuve de tolérance et de respect entre nous.