Il y a plusieurs années, peut-être autour de 2008-2009, j’ai décidé de faire une chronique beauté dans mon émission Tout Simplement Clodine. En faisant des recherches, je suis tombée sur un article qui parlait de lobby de femmes qui militaient pour faire interdire certains ingrédients chimiques soupçonnés de causer le cancer. Cet article m’avait frappée et perturbée, je vous avoue… C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser aux ingrédients chimiques contenus dans les cosmétiques et pouvant être nuisibles pour la santé.

Mais la vie va vite et j’ai continué d’avaler des litres de gloss (j’exagère à peine!) et à porter du maquillage qui couvrait bien et qui répondait aux critères de la télé. Il faut dire qu’il y a 10 ans, il y avait beaucoup moins de choix au niveau des cosmétiques et des produits de soins dits “naturels”.

Le mot naturel utilisé pour vendre …

Justement, parlons-en du mot “naturel”! Ce mot très vendeur et marketing était déjà souvent utilisé à tord pour faire vendre, et plus que jamais aujourd’hui, le mot ‘“naturel” est galvaudé dans la foulée du Green washing. Cette méthode marketing malhonnête vise à faire croire aux consommateurs, surtout les femmes, que le produit est santé et naturel quand en réalité, il est bourré d’ingrédients synthétiques.

N’ayant pas vraiment une demande des consommatrices de masse (par manque d’éducation et d’informations), les grandes compagnies utilisent sans vergogne plusieurs ingrédients synthétiques peu chers dont plusieurs dérivés du pétrole pour conserver les produits, pour leur donner une belle texture, pour les stabiliser, pour les parfumer, pour les colorer et pour maintenir la formulation homogène.

Le virage vers la slow cosmétique!

Mais les temps changent! Souvenez-vous, il y a quelques années à peine, personne ne lisait les étiquettes des aliments à l’épicerie pour traquer les gras trans, les conservateurs, les colorants, etc. Mais aujourd’hui, même si ce n’est pas tout le monde qui fait attention à la qualité de la nourriture, il y a quand même une belle évolution. Disons que nous ne faisons plus l’épicerie de la même façon! Or, après le Slow Food, vient maintenant l’époque du Slow Cosmétique! Tranquillement, mais sûrement, et dans une progression irréversible, les gens deviennent de plus en plus préoccupés par la qualité des ingrédients de leurs cosmétiques et produits de soins.

Saviez-vous que chaque jour, les femmes utilisent en moyenne 12 sortes de soins corporels (déodorant, shampoing, crème visage, fixatif à cheveux, fond de teint, etc.) et s’exposent à 168 ingrédients chimiques dont plusieurs sont pointés du doigt comme étant soit cancérigènes, irritants, allergisants ou perturbateurs endocriniens? La peau absorbe ce qu’on lui met. D’ailleurs, les médecins ne prescrivent-ils pas des patch d’hormones que les femmes se mettent sur la peau? Mettez-vous une gousse d’ail dans les chaussures et en quelques minutes votre amoureux ne voudra pas vous embrasser! Et en plus, ces beaux ingrédients chimiques se retrouvent dans la nature, dont certains ne sont pas biodégradables…

Récemment, Kourtney Kardashian, eh oui la soeur de la célèbre Kim, a pris la parole devant le congrès américain au nom du Environmental Working Group (EWG) partisan du Personal Care Products Safety Act visant à réformer la législation sur les cosmétiques aux Etats-Unis et ainsi attirer l’attention du grand public sur le mouvement #beautymadebetter.

L’effet cocktail fait mal!

Peut-être pensez-vous qu’il s’agit de petites quantités, donc pas lieu de s’inquiéter? En fait, selon les spécialistes de la santé qui se penchent sur le sujet, ce qui est problématique c’est l’effet cocktail! Nous sommes énormément exposés à une foule d’ingrédients synthétiques et toxiques de toutes sortes : on respire des polluants, on mange des aliments transformés, on ingère des pesticides à notre insu, on les retrouve dans des produits ménagers, les vernis à ongles, on s’applique des produits corporels constitués de plusieurs ingrédients toxiques, etc.

Tout cela est absorbé par notre corps et s’accumule notamment au niveau du foie et dans d’autres organes-clés. Certains de ces ingrédients sont déclarés comme des perturbateurs endocriniens et donc ont la capacité d’interférer avec notre système hormonal et de créer des maladies telles : le diabète de type 2, de l’obésité, des cancers hormonaux dépendants, de l’hyperactivité, des troubles de fertilité, de comportements, des problèmes thyroïdiens, de puberté précoce… Bref, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est très préoccupée par les impacts des perturbateurs endocriniens.

La promesse de Shakti Cosmetics

Voilà pourquoi lorsqu’est venu le temps de créer notre gamme de produits, il était clair pour moi et mon associée Nathalie Lavoie (esthéticienne et propriétaire de l’institut La Soie Blanche) que nous voulions la performance anti-âge dans nos produits mais pas aux dépens de notre santé. Je suis tellement fière que notre gamme Shakti Cosmetics soit non seulement biologique et vegan, mais elle a aussi des ingrédients actifs certifiés et surtout elle ne contient aucun perturbateur endocrinien, ni ingrédients nuisibles à la santé.

Quand beauté rime avec santé

Enfin, je peux m’enduire le visage, le cou et le décolleté sans retenue en sachant que je booste ma peau de plusieurs vitamines, minéraux, ingrédients régénérants, hydratants, purifiants et protecteurs puisés à même la nature! Non seulement on en bénéficie, mais nous sommes surtout fières d’en faire bénéficier toutes les femmes 🙂

Un conseil… Soyez critiques, lisez, méfiez-vous du Green washing, tentez de réduire les produits transformés et toxiques dans votre quotidien et informez vos clientes de l’importance d’utiliser des produits cosmétiques performants mais sains car Beauté devrait rimer sans aucun doute avec Santé.

Clodine XX